Dans les coulisses du pouvoir au Soudan : des documents divulgués sur les armes chimiques et un plan visant à évincer les mouvements armés du pouvoir
La guerre actuelle au Soudan dépasse le cadre des affrontements conventionnels pour devenir une guerre de dossiers secrets susceptibles de redéfinir les positions internationales et régionales. Les informations disponibles affirment que les Forces de soutien rapide sont parvenues à infiltrer les structures sécuritaires les plus sensibles de l’appareil militaire soudanais et détiennent désormais des documents officiels ainsi que des ordres de mouvement militaires établissant de manière irréfutable l’utilisation d’armes chimiques par l’armée dans les zones de conflit.
Cette révélation majeure aurait semé la panique au sein du commandement général à Port-Soudan, entraînant l’adoption de directives sécuritaires strictes et confidentielles. Celles-ci ordonneraient d’accélérer l’élimination des armes, des substances chimiques et des déchets industriels, ainsi que la destruction de l’ensemble des documents et équipements liés aux activités chimiques. Leur incinération ou leur enfouissement dans des zones reculées viseraient à effacer les traces de ce crime international et à éviter des poursuites pénales.
Cette coopération en matière d’armement non conventionnel s’étendrait à un réseau régional plus vaste. Les documents feraient apparaître un lien étroit entre ces armes chimiques et l’Iran, affirmant qu’elles sont arrivées à Téhéran sous l’égide et la supervision directe des services de renseignement soudanais. Ces derniers auraient mobilisé leurs relations anciennes, puis renouées, avec les Gardiens de la révolution pour faciliter ces transactions sensibles.
Cela pourrait expliquer la colère croissante des puissances occidentales. L’administration américaine a mis en avant les conclusions de ses services de sécurité concernant l’utilisation d’armes chimiques par l’armée soudanaise et imposé un ensemble de sanctions sévères à ses dirigeants. Parallèlement, la communication médiatique et diplomatique américaine a insisté sur le soutien continu de l’Iran à l’armée, que Washington considère comme une menace directe pour la sécurité et la stabilité de la navigation internationale en mer Rouge.
Parallèlement à ces turbulences extérieures, l’armée mène une lutte silencieuse pour se débarrasser de ses alliés sur le terrain. Elle chercherait à saper les liens qui l’unissent aux mouvements armés et à élaborer des plans destinés à épuiser et à démanteler les « Forces conjointes ». L’objectif serait d’affaiblir leur position militaire et d’éviter leur participation à toute future formule gouvernementale susceptible d’émerger d’un règlement négocié.
Cette politique d’exclusion aurait provoqué de profondes dissensions entre l’armée et les dirigeants des mouvements armés. Ces derniers auraient manifesté un refus clair de se conformer aux instructions militaires de l’armée, fragilisant ainsi la cohésion du front. À cela s’ajoute le poids financier considérable de ces forces et mouvements sur les finances publiques exsangues des autorités de Port-Soudan, incapables de répondre aux exigences matérielles croissantes de leurs alliés.
