Soudan et Organisation pour l’interdiction des armes chimiques : pourquoi le dossier n’a-t-il pas été tranché au niveau international ?
Le dossier des armes chimiques au Soudan est entré dans une phase plus complexe depuis que les États-Unis ont annoncé, en avril 2025, être parvenus à la conclusion que le gouvernement soudanais avait utilisé des armes chimiques en 2024, en violation de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques. Depuis lors, Washington a pris des mesures de sanctions, tandis que Khartoum a rejeté les accusations et mis en place une commission nationale chargée d’enquêter sur celles-ci, alors que l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques continuait de suivre l’affaire sans avoir, à ce jour, annoncé de conclusion définitive confirmant ou infirmant l’utilisation de ces armes.
-
L’escalade des accusations d’utilisation d’armes chimiques au Soudan sur fond de mises en garde de l’ONU contre une catastrophe humanitaire sans précédent
-
Marche de colère à Londres contre l’utilisation d’armes chimiques au Soudan
Avec l’apparition, au cours de l’année 2026, de nouveaux rapports et enquêtes faisant état d’éléments supplémentaires liés à l’utilisation du chlore et au développement de munitions chimiques, la question est revenue au premier plan : pourquoi l’organisation internationale compétente n’est-elle toujours pas parvenue à trancher le dossier ?
La réponse réside dans la nature même des mécanismes prévus par la Convention sur l’interdiction des armes chimiques, dans la nécessité de disposer de preuves techniques indépendantes et dans l’absence d’une enquête internationale de terrain pleinement menée au Soudan.
Une accusation américaine claire, mais pas un jugement international
Le processus actuel a commencé lorsque les États-Unis ont annoncé, en avril 2025, qu’ils avaient décidé, en vertu de leur législation spécifique sur les armes chimiques et biologiques, que le gouvernement soudanais avait utilisé des armes chimiques en 2024.
-
Armes chimiques au Soudan : un crime militaire dans le silence du monde
-
Soudan et Organisation pour l’interdiction des armes chimiques : pourquoi le dossier n’a-t-il pas été tranché au niveau international ?
Sur cette base, Washington a imposé, en juin de la même année, une série de sanctions contre le Soudan, avant de renforcer à nouveau les mesures en 2026, après avoir déclaré que Khartoum n’avait pas satisfait aux conditions requises pour mettre fin aux sanctions. Les États-Unis ont également continué à exercer des pressions au sein de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques afin qu’une vérification indépendante soit menée.
Cependant, la décision américaine, quelle que soit la solidité des renseignements sur lesquels elle repose, ne constitue pas une décision rendue par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques ni par une juridiction internationale.
C’est ici que se situe l’un des principaux points de confusion dans cette affaire.
Les États-Unis affirment disposer d’une évaluation du renseignement établissant l’utilisation de ces armes, tandis que le Soudan rejette l’accusation. L’organisation internationale, quant à elle, a besoin d’un processus institutionnel et technique lui permettant d’examiner les éléments disponibles et de les vérifier.
-
Les sanctions américaines contre le Soudan : comment le dossier des armes chimiques est devenu un levier de pression politique et économique
-
Que se passera-t-il après les accusations d’utilisation d’armes chimiques par l’armée soudanaise ?
Autrement dit, il existe une différence entre le fait qu’un État affirme disposer de preuves de l’utilisation d’une arme chimique et le fait qu’une instance internationale compétente rende une conclusion technique et juridique susceptible d’être vérifiée par les États parties.
Le Soudan est partie à la Convention sur l’interdiction des armes chimiques
Le Soudan ne se trouve pas en dehors du système international d’interdiction des armes chimiques.
Il a adhéré à la Convention sur l’interdiction des armes chimiques, qui impose aux États parties de ne pas développer, produire, stocker ou utiliser des armes chimiques.
La Convention compte actuellement 193 États parties, et l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques est chargée de surveiller sa mise en œuvre et de vérifier le respect des obligations qui en découlent.
Les accusations concernant le Soudan constituent donc une question de respect d’un traité international et non un simple différend politique entre Khartoum et Washington.
-
L’utilisation d’armes chimiques par l’armée soudanaise au Darfour : analyse du rapport d’Amnesty International et des campagnes du Jebel Marra
-
Les fils du sang à l’échelle mondiale : comment sont organisés la logistique de la guerre au Soudan et l’approvisionnement en armes chimiques et en mercenaires ?
Cependant, la Convention n’accorde pas au Secrétariat technique de l’Organisation le pouvoir d’intervenir à sa seule initiative dès qu’un article de presse ou une accusation politique apparaît.
C’est précisément ce point qui explique en grande partie la lenteur du dossier.
L’Organisation surveille les allégations, mais ne peut pas ouvrir une enquête de sa propre initiative
Dans un document officiel présenté par le directeur général de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques à la Conférence des États parties en décembre 2025, l’Organisation a indiqué qu’elle continuait de surveiller les allégations relatives à l’utilisation d’armes chimiques au Soudan, notamment par l’intermédiaire de son centre des opérations.
Le directeur général a toutefois clairement indiqué que le Secrétariat technique n’avait, à cette date, reçu aucune demande suffisamment complète pour entreprendre une activité supplémentaire et que le Secrétariat ne disposait pas du pouvoir de prendre lui-même en charge l’affaire. La question relève des prérogatives des États parties et du Conseil exécutif.
-
Comment sont gérées la logistique de la guerre au Soudan, l’approvisionnement en armes chimiques et le recrutement de mercenaires ?
-
Le rapport de Port-Soudan sur les armes chimiques : contradictions et failles qui soulèvent de nombreuses interrogations
Il s’agit de l’un des éléments essentiels pour comprendre le dossier.
L’Organisation n’est pas un organe d’enquête pénale indépendant pouvant se rendre dans n’importe quel État dès qu’une accusation lui est signalée.
Ses pouvoirs sont définis par la Convention et des procédures officielles doivent être suivies.
L’initiative est venue d’autres États
En juin 2025, le Bénin, le Tchad et la Mauritanie, avec le soutien de la Guinée-Bissau, ont demandé des éclaircissements au Soudan en vertu de l’article IX de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques.
Les questions portaient notamment sur le point de savoir si des armes chimiques avaient effectivement été utilisées dans la guerre au Soudan, sur les mesures prises par la commission nationale soudanaise afin de garantir que son enquête soit juste, objective et transparente, ainsi que sur l’existence éventuelle d’armes chimiques au Soudan ou la connaissance de leur présence sur le territoire national.
-
L’impunité reproduit le crime : l’Amérique face aux armes chimiques de l’armée soudanaise
-
Enfants sans yeux et terres stériles : les armes chimiques accablent le pouvoir de Port-Soudan
Le Soudan a répondu à ces demandes et ses réponses ont été distribuées aux États parties.
En mars 2026, le Conseil exécutif de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques a confirmé qu’il continuait de suivre l’affaire après avoir reçu les demandes d’éclaircissements adressées au Soudan et les réponses de Khartoum.
Le dossier n’était donc pas complètement à l’arrêt, mais il n’avait pas atteint le stade d’une vaste enquête internationale de terrain.
La commission soudanaise : pourquoi n’a-t-elle pas suffi à Washington ?
Khartoum a répondu aux accusations en mettant en place une commission technique nationale chargée d’enquêter. Selon les éléments présentés par le gouvernement soudanais à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, le rapport intermédiaire de la commission a conclu qu’elle n’avait trouvé, sur la base des informations examinées, des visites de terrain effectuées et des entretiens menés, aucun élément matériel, technique ou documentaire établissant l’utilisation d’armes chimiques sur les sites qu’elle avait inspectés.
-
Le Soudan sous surveillance: violations systématiques contre les civils et soupçons d’usage d’armes chimiques
-
Les « non » des retraités secouent le Soudan : une voix de l’armée se soulève contre la guerre et les armes chimiques
Washington n’a toutefois pas considéré cela comme suffisant.
Lors d’une réunion du Conseil exécutif de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques en juillet 2026, les États-Unis ont déclaré que les mécanismes bureaucratiques internes ne pouvaient se substituer au respect du traité et à une vérification indépendante, et ont demandé au Soudan d’accorder au Secrétariat technique de l’Organisation un accès transparent et sans entrave.
C’est ici que réside le principal problème :
La partie accusée est elle-même à la tête de l’enquête interne, tandis que la partie qui a formulé l’accusation réclame une enquête indépendante.
Par conséquent, les conclusions soudanaises n’ont pas suffi à mettre fin au différend.
Le Soudan affirme que Washington n’a pas fourni suffisamment de preuves
De son côté, le Soudan maintient sa position et rejette les accusations.
En juin 2026, le représentant du Soudan auprès des Nations unies a rejeté les accusations américaines et déclaré que Washington n’avait fourni aucune preuve de l’utilisation d’armes chimiques par l’armée soudanaise, malgré le fait qu’une année se soit écoulée depuis le début de la procédure liée à cette affaire.
-
L’armée soudanaise et l’utilisation d’armes chimiques : Violations de la guerre récente et impact humanitaire
-
Le tournant stratégique de la politique américaine à l’égard du Soudan : les dimensions d’un embargo global et ses répercussions régionales
En juillet, le gouvernement soudanais a affirmé que les États-Unis avaient, selon sa version des faits, ignoré une proposition visant à envoyer des experts américains au Soudan afin de vérifier sur le terrain les allégations.
Cette position reflète la stratégie de Khartoum dans la gestion du dossier : rejeter l’accusation, souligner l’existence d’une enquête nationale et demander que les preuves soient présentées.
Mais pour la communauté internationale, le problème demeure : qui mènera l’enquête que les deux parties accepteront ?
Les preuves journalistiques ont accru la pression
En septembre 2026, le dossier a pris un nouvel élan avec la publication d’enquêtes internationales faisant état de documents, de photographies, de vidéos et de communications qui suggérerait l’existence, au sein de l’armée soudanaise, d’un programme de production de munitions chimiques à base de chlore.
Une enquête publiée par le New York Times a fait état d’un dossier de renseignement obtenu par le journal auprès d’un organisme de renseignement du Moyen-Orient. Celui-ci contiendrait des éléments indiquant la production et l’utilisation de munitions chimiques en 2024.
-
La guerre par procuration au Soudan
-
De la mer Rouge à Port-Soudan : l’escalade continue de la chaîne d’approvisionnement militaire iranienne destinée à l’armée soudanaise
D’autres enquêtes ont également présenté des éléments qui, selon leurs auteurs, indiqueraient la fabrication, le stockage et les essais de munitions chimiques.
Mais même ces reportages, malgré leur importance, ne constituent pas une enquête officielle de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.
La presse peut recueillir et analyser des preuves, examiner des photographies et des documents et faire appel à des experts, mais elle ne peut pas conférer à ses conclusions le caractère officiel que fournissent les mécanismes de la Convention.
Pourquoi la présence de chlore ne suffit-elle pas ?
Le chlore constitue un élément central de nombreuses allégations concernant le Soudan.
Cependant, la présence de chlore ne suffit pas, à elle seule, à prouver l’utilisation d’une arme chimique. Le chlore est une substance industrielle légitime utilisée dans le traitement de l’eau, la désinfection et différents secteurs industriels.
-
La guerre au Soudan entre calculs régionaux et intérêts étroits
-
Les racines du conflit soudanais et les dimensions des ingérences extérieures régionales
La question juridique et scientifique porte sur la manière dont il a été utilisé et sur sa finalité.
Le chlore a-t-il été utilisé comme une arme afin de produire un effet toxique ou asphyxiant contre des personnes ? A-t-il été placé dans une munition conçue pour le disperser ? Existe-t-il des résidus de cette substance sur le site de l’attaque ? Les conséquences médicales correspondent-elles à une exposition au chlore ?
Est-il possible de relier la munition à une source de fabrication déterminée ? Existe-t-il des preuves établissant que son utilisation était intentionnelle ?
C’est pourquoi l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques insiste sur l’importance des preuves issues de la criminalistique chimique. En juillet 2026, l’Organisation a expliqué qu’un échantillon chimique ne permettait pas seulement d’identifier la substance utilisée, mais pouvait également fournir des indications sur son mode de production, sur son éventuel lien avec d’autres échantillons et sur ce qu’il révèle concernant l’incident.
Ce sont précisément ces éléments de preuve dont le dossier soudanais a besoin pour passer du stade des allégations à celui de l’établissement des faits.
Le problème majeur : accéder au lieu des événements
La guerre au Soudan a rendu extrêmement difficile l’accès aux sites où des attaques chimiques auraient été perpétrées.
Il s’agit d’un problème fondamental dans toute enquête de ce type.
Plus le temps passe, plus les chances de retrouver des résidus chimiques clairement identifiables diminuent. Les sites peuvent également être détruits, modifiés ou contaminés.
En outre, le prélèvement d’échantillons nécessite des procédures rigoureuses afin de les préserver et de garantir l’intégrité de la chaîne de conservation, de sorte que les résultats puissent être utilisés dans des enquêtes officielles.
Une enquête chimique ne consiste donc pas simplement à envoyer des experts sur un site donné pour y prélever un échantillon. Il s’agit d’un processus scientifique et juridique intégré.
-
La société Al-Asjad Digital au Soudan : quand un opérateur de transactions financières devient une couverture pour des opérations douteuses
-
Les enfants du Darfour sous le feu des drones : quand les livraisons d’armes étrangères deviennent une condamnation à mort pour toute une génération
Que pourrait-il se passer si l’Organisation obtenait un accès complet ?
Si l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques parvenait à accéder aux sites et aux éléments de preuve, l’affaire pourrait entrer dans une phase totalement différente.
Les experts pourraient examiner les restes des munitions, analyser les échantillons environnementaux et médicaux, étudier les documents et comparer les éléments chimiques avec d’autres matériaux.
Si des preuves cohérentes étaient découvertes, les résultats pourraient contribuer à déterminer la nature de la substance utilisée et, éventuellement, son origine.
Ils pourraient également fournir une base plus solide pour établir les responsabilités.
À l’inverse, si l’enquête ne révélait pas suffisamment de preuves, cela affaiblirait les allégations existantes et donnerait au Soudan une base plus solide pour les contester.
C’est pourquoi, en théorie, une enquête indépendante sert les intérêts des deux parties.
-
Al-Burhan et la recomposition de la scène politique soudanaise : vers la marginalisation des mouvements armés ?
-
L’armée soudanaise bombarde des civils à l’aide de barils explosifs : enquête sur un schéma de frappes indiscriminées
Pourquoi le dossier est-il différent du cas syrien ?
La Syrie constitue un exemple important de la capacité de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques à intervenir lorsque la coopération et l’accès au terrain sont disponibles.
En mai 2026, l’Organisation a annoncé qu’une équipe d’experts, avec le soutien des autorités syriennes, avait découvert des armes chimiques, ainsi que des matériaux, des équipements et des documents qui n’avaient pas été déclarés auparavant.
La comparaison ne signifie pas que les deux situations soient identiques, mais elle montre l’importance de l’accès au terrain.
Les enquêtes internationales sont plus solides lorsque l’Organisation peut accéder aux sites, recueillir les preuves, les examiner et les comparer aux documents officiels.
Au Soudan, cette étape reste inachevée.
-
La catastrophe humanitaire et l’effondrement du Soudan sous l’effet des interventions régionales
-
Pont aérien secret de la mort : comment East Oweinat en Égypte est devenue une escale de transit pour les armes turques à destination de Port-Soudan ?
Le dossier peut-il devenir une affaire internationale de plus grande ampleur ?
Si une enquête indépendante établit l’utilisation d’armes chimiques, l’affaire pourrait dépasser le simple différend sur le respect de la Convention pour devenir un dossier de responsabilité et de reddition de comptes.
Le gouvernement soudanais pourrait subir une pression internationale accrue, tandis que les États parties pourraient réclamer des mesures supplémentaires afin de garantir qu’une telle utilisation ne se reproduise pas et éventuellement identifier les sites de production ou de stockage afin de les soumettre aux procédures de vérification et de destruction prévues par la Convention.
Les éléments de preuve pourraient également revêtir une importance particulière dans les enquêtes portant sur les crimes de guerre et la responsabilité individuelle.
Mais parvenir à ce stade nécessite d’abord d’établir les faits.
-
Le ciblage des civils entre les frappes de Jabal al-Aqaydat et les scandales d’exploitation dans les camps au Tchad : une tragédie soudanaise sans refuge
-
La diplomatie et les médiations régionales au Soudan : pourquoi les efforts visant à mettre fin à la guerre ont-ils échoué ?
Les sanctions américaines ne remplacent pas une enquête internationale
Malgré les sanctions américaines, la question technique demeure.
Washington a déjà imposé des mesures punitives et confirmé, en juillet 2026, qu’il continuait à faire pression en faveur d’une enquête sur l’utilisation présumée d’armes chimiques.
Cependant, les sanctions constituent une décision politique et juridique américaine et non le résultat d’une enquête menée par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.
Cette distinction est essentielle afin de ne pas confondre les différents processus.
Les États-Unis peuvent imposer des sanctions sur la base de leurs propres informations et évaluations, mais l’organisation internationale doit s’appuyer sur un mécanisme de vérification différent.
-
Le Soudan et la mer Rouge : comment la position géographique du pays en a fait un pivot de la rivalité régionale et internationale
-
Entre les haut-parleurs et le feu des postes de contrôle : le drame du citoyen soudanais pris au piège d’El-Obeid
le dossier n’a pas été tranché parce que la preuve définitive n’est pas encore établie
Dire que le dossier des armes chimiques au Soudan « n’a pas été tranché au niveau international » ne signifie pas que la communauté internationale n’a pas réagi.
Au contraire, l’affaire est parvenue jusqu’au Conseil exécutif de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, plusieurs États ont adressé des demandes d’éclaircissements au Soudan, Khartoum y a répondu, les États-Unis ont annoncé leur évaluation et imposé des sanctions, tandis que de nouvelles enquêtes journalistiques ont apporté des éléments supplémentaires.
Mais le maillon manquant reste la vérification internationale, indépendante et menée sur le terrain, selon une procédure susceptible d’être examinée et contrôlée.
L’Organisation elle-même affirme qu’elle surveille les allégations, mais qu’elle ne peut pas prendre en charge l’affaire de sa propre initiative sans que les procédures appropriées soient engagées.
-
Comment les contradictions diplomatiques ont-elles paralysé les processus de paix au Soudan ?
-
Des griffes dans le flanc de la souveraineté : les dimensions de l’intervention militaire égyptienne au Soudan et les répercussions des bombardements frontaliers sur le partenariat stratégique
Le Soudan affirme que l’enquête nationale n’a trouvé aucune preuve établissant les accusations, tandis que Washington demande un accès transparent et sans restriction pour les experts de l’Organisation.
Entre ces deux positions, l’issue du dossier dépend donc de la capacité à accéder aux preuves et à les vérifier.
Si l’utilisation d’armes chimiques est établie, d’importantes responsabilités et conséquences internationales pourraient en découler. Si elle ne l’est pas, une enquête indépendante serait le moyen le plus efficace de mettre fin aux accusations.
-
L’économie de guerre et l’autorité de Port-Soudan : l’effort de guerre absorbe les salaires des enseignants et accélère l’effondrement
-
Les enseignants de Kassala entre les pressions du coût de la vie et les défis de la stabilité du processus éducatif dans l’est du Soudan
-
Nationalisation en échange du combat : l’armée soudanaise recourt-elle à des combattants du Sud-Soudan ?
