La justice syrienne condamne à mort le cousin de Bachar al-Assad
La justice syrienne a prononcé ce mardi, en présence de l’accusé, une peine de mort à l’encontre de Wassim al-Assad, cousin de l’ancien président Bachar al-Assad.
Cette décision intervient après des condamnations similaires prononcées la semaine dernière contre l’ancien président et plusieurs responsables sécuritaires de son régime.
Le président de la quatrième cour criminelle de Damas, le juge Fakhr al-Din al-Aryan, a annoncé la condamnation de Wassim al-Assad pour « meurtre avec préméditation, meurtre intentionnel de plusieurs personnes, ainsi que meurtre intentionnel accompagné d’actes de torture et de brutalité envers des personnes, constitutifs de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre ».
Le juge a déclaré : « La cour a établi, sur la base de preuves irréfutables, l’implication d’un groupe armé relevant de l’accusé dans l’attaque d’un commerce dans la ville de Jaramana, le pillage de son contenu et l’enlèvement de son propriétaire en raison de son opposition au régime, ainsi que son implication dans des opérations d’enlèvement et de meurtre de citoyens syriens dans plusieurs régions. »
Il a ajouté que le tribunal avait « condamné l’accusé à la peine de mort et ordonné la confiscation de ses biens meubles et immeubles au profit du Trésor public ».
La première audience du procès de Wassim al-Assad s’est tenue le 24 juin dernier. Il faisait face à plusieurs chefs d’accusation, notamment la direction et la formation de groupes armés irréguliers sur ordre du général de brigade Ghiyath Dalla, commandant d’une brigade de la quatrième division de l’ancien régime, dirigée par Maher al-Assad, et ce depuis le début de 2011.
Ces groupes auraient participé à des opérations militaires visant des zones civiles de la Ghouta orientale, notamment la ville d’Al-Malihah, faisant des victimes civiles. Wassim al-Assad était également poursuivi pour trafic de stupéfiants et meurtre avec préméditation.
Le 11 août de cette année, la quatrième cour criminelle de Damas avait déjà condamné à mort l’ancien président Bachar al-Assad, ainsi qu’Atef Najib et plusieurs autres responsables en fuite : Maher Hafez al-Assad, Fahd Jassem al-Freij, Louay Ali al-Ali, Qusay Ibrahim Mihoub, Wafik Saleh Nasser et Talal Fares al-Aissami.
Ils avaient été reconnus coupables de meurtres, d’actes de torture, de privation de liberté, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.
