Par crainte d’attaques, l’Ukraine fortifie sa frontière avec l’allié de la Russie
L’Ukraine a commencé à renforcer ses mesures de sécurité dans les zones frontalières avec la Biélorussie, quelques semaines après des avertissements évoquant la possibilité d’une nouvelle offensive menée par l’allié de la Russie.
Jeudi, l’Ukraine a averti que Moscou pourrait utiliser la Biélorussie, qui avait servi de point de départ à l’invasion de 2022, comme base pour lancer une nouvelle attaque depuis le nord, pouvant inclure Kiev.
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Le Service de sécurité ukrainien (SBU) a annoncé que ses unités, en coordination avec l’armée, « ont commencé à mettre en œuvre un ensemble complet de mesures de sécurité renforcées dans les régions septentrionales du pays ».
Dans un communiqué, l’agence a précisé que ces mesures, comprenant un renforcement des inspections et de la surveillance des personnes et des biens, « constituent un moyen de dissuasion efficace contre toute action ou opération hostile de la part de l’ennemi et de son allié ».
De son côté, le Kremlin a rejeté lundi les accusations ukrainiennes selon lesquelles la Russie chercherait à entraîner la Biélorussie dans la guerre, qualifiant ces allégations de « tentative supplémentaire de provocation ».
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Dans le même temps, Moscou et Minsk mènent cette semaine des exercices nucléaires conjoints impliquant des milliers de soldats, des avions ainsi que des forces de missiles stratégiques.
Jeudi, les deux parties ont effectué un exercice portant sur le « contrôle » des armes nucléaires stratégiques, selon le président russe Vladimir Poutine.
Dans le contexte de ces manœuvres, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré mercredi que son pays « se prépare à répondre à tous les scénarios possibles des mouvements ennemis si la Russie ose étendre son agression ».
Jeudi, Zelensky s’est engagé à renforcer les fortifications tout au long de la frontière.
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Pour sa part, le président biélorusse Alexandre Loukachenko a affirmé jeudi que son pays « ne constitue une menace pour personne », tout en assurant qu’il était prêt à défendre la Russie « par tous les moyens possibles ».
L’expert militaire ukrainien Serhiy Zgurets a estimé qu’une nouvelle attaque lancée depuis la Biélorussie restait peu probable, en raison des risques politiques auxquels Minsk pourrait être confrontée. Il a ajouté que l’Ukraine avait considérablement renforcé sa frontière nord depuis 2022.
Il a déclaré à l’Agence France-Presse : « Je considère cette mesure comme une démarche médiatique préventive de la part des autorités ukrainiennes. »
La guerre en Ukraine, déclenchée en 2022, a causé la mort de centaines de milliers de personnes, devenant le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.
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