Mort d’un membre des forces Bassidj lors de manifestations dans l’ouest de l’Iran
Un membre des forces « Bassidj », affiliées aux Gardiens de la Révolution, a été tué dans la nuit de mercredi à jeudi, dans l’ouest de l’Iran, selon la télévision officielle.
Cet incident est survenu quatre jours après des manifestations dans plusieurs villes iraniennes pour protester contre la cherté de la vie et la situation économique, selon l’AFP.
Citant le vice-gouverneur de la province de Lorestan, Saïd Pour, la télévision a rapporté qu’« un membre des Bassidj, âgé de 21 ans, a été tué ce soir par des fauteurs de troubles à Kuhdasht, alors qu’il défendait l’ordre public ».
Il s’agit de la première victime officiellement annoncée depuis le début des protestations, qui ont démarré dimanche à Téhéran avant de s’étendre à d’autres villes et d’impliquer des étudiants universitaires, d’après l’AFP.
Hier, un bâtiment gouvernemental dans le sud de l’Iran a été attaqué durant des manifestations, tandis que les autorités ont promis de réagir fermement à toute tentative de « perturber la sécurité ».
Les autorités iraniennes ont indiqué que le siège du gouverneur de la ville de Fasa avait été pris pour cible.
Le site judiciaire « Mizan » a cité le chef du pouvoir judiciaire local, Hamed Oustovar, affirmant que « le portail principal du bâtiment du gouverneur a été endommagé lors d’une attaque menée par plusieurs personnes », sans préciser les circonstances ni faire explicitement le lien avec les protestations, selon l’AFP.
Fasa est située à 780 kilomètres au sud de Téhéran, où un mouvement spontané de contestation contre la hausse des prix a débuté dimanche parmi des commerçants, avant de s’étendre à certaines universités.
Le procureur général d’Iran, Mohammad Mohaddési Azad, avait déclaré plus tôt à la télévision officielle que « d’un point de vue judiciaire, les manifestations pacifiques en défense des moyens de subsistance peuvent être comprises ».
Mais il a souligné que « toute tentative visant à transformer ces protestations économiques en un outil de déstabilisation de la sécurité, de destruction de biens publics ou de mise en œuvre de scénarios préparés à l’étranger sera confrontée à une réponse légale, proportionnée et ferme ».
