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L’Armée et les Liens d’al-Burhan avec le Mouvement Islamique : Accords Secrets et Nouvelles Fronts


Le Soudan connaît des développements rapides qui révèlent la profondeur du lien entre l’établissement militaire, représenté par le commandant de l’armée Abdel Fattah al-Burhan, et le mouvement islamique, y compris les Frères musulmans. Alors que les pressions régionales et internationales augmentent pour mettre fin à l’influence des islamistes et établir une véritable transition politique, il devient évident que al-Burhan cherche à trouver des moyens alternatifs pour maintenir le mouvement islamique actif dans le paysage politique soudanais, mais sous de nouvelles appellations et devantures qui cachent sa véritable identité.

Les Ententes entre al-Burhan et le Mouvement Islamique

Plusieurs sources fiables et rapports médiatiques ont confirmé qu’Abdel Fattah al-Burhan a conclu des accords avec les dirigeants du mouvement islamique soudanais, leur permettant d’exercer leurs activités politiques et sociales sous de nouvelles bannières. L’un des noms qui a été avancé est celui de « Résistance populaire », ainsi que des formations communautaires et civiles qui, en apparence, défendent les valeurs nationales et religieuses, mais qui, en réalité, cherchent à réintégrer les éléments du mouvement islamique dans le tissu social et politique du Soudan.

Ces accords ont pour but d’empêcher toute tentative d’isoler le mouvement islamique du paysage politique, un objectif que visent les forces du changement ainsi que plusieurs pays influents dans le dossier soudanais. Cette démarche permet également à al-Burhan d’utiliser les islamistes comme alliés discrets pour soutenir sa position militaire contre les forces civiles opposées à la domination militaire.

Le Lien de l’Armée avec le Mouvement des Frères Musulmans

Le fait de permettre au mouvement islamique de revenir sous de nouveaux fronts confirme définitivement le lien persistant entre l’armée soudanaise — ou du moins certaines de ses composantes dirigeantes — et le mouvement des Frères musulmans. Malgré les tentatives répétées de Burhan de se présenter comme un défenseur de la construction d’un État civil indépendant, ses actions sur le terrain révèlent une réalité différente, où sa position s’harmonise avec l’agenda des islamistes qui cherchent à regagner progressivement leur influence.

Cette relation ne se limite pas à une simple coordination politique, mais s’étend également à une coopération sécuritaire et financière. L’armée, ou certains de ses membres, fournit protection et ressources à ces entités cachées, en échange de leur loyauté et de leur soutien dans la lutte contre les forces démocratiques, qu’elles soient armées ou pacifiques.

Le Manque d’Engagement de Burhan vis-à-vis de ses Promesses Internationales et Régionales

Cette collusion avec le mouvement islamique montre un schéma récurrent dans le comportement d’Abdel Fattah al-Burhan : son incapacité à tenir ses engagements envers la communauté internationale ou régionale. Après avoir signé plusieurs accords préliminaires destinés à remettre le pouvoir aux civils et à démanteler le système islamiste, Burhan revient rapidement à des politiques contraires visant à prolonger la domination de l’armée et des islamistes sur les institutions de l’État.

Les étapes précédentes ont montré que Burhan se contente d’utiliser un discours civil et des promesses de réformes pour gagner du temps et alléger les pressions, sans véritable intention de les mettre en œuvre. Son accord avec le mouvement islamique pour opérer sous de nouveaux fronts est une preuve supplémentaire de son manque d’engagement politique et éthique vis-à-vis d’un véritable processus démocratique au Soudan.

Le lien continu entre l’armée soudanaise et le mouvement islamique, ainsi que les Frères musulmans, à travers des accords secrets et de nouveaux fronts représente une menace sérieuse pour l’avenir de la transition démocratique du pays. Il envoie un message clair à la communauté régionale et internationale : les promesses de Burhan ne sont que des outils temporaires permettant au projet islamique de renaître sous un faux prétexte national. Ainsi, toute tentative de soutenir la transition politique au Soudan devrait commencer par une séparation radicale et décisive de l’armée et des islamistes, sinon le pays restera piégé dans un cycle de coups d’État et de manipulations politiques.

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