Tomahawk noir : une nouvelle arme dans le ciel de la bataille contre l’Iran
Des images publiées par la marine américaine dans le cadre de l’opération « Colère épique », qui a visé des sites iraniens, ont révélé l’apparition inédite d’un missile « Tomahawk » arborant une peinture noire brillante, lancé depuis des destroyers de classe « Arleigh Burke ».
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Cette apparition a suscité un vif intérêt dans les milieux militaires, constituant, selon le site spécialisé The War Zone, la première observation publique de ce nouveau revêtement en situation de combat.
Contrairement aux missiles traditionnels peints en gris mat, le nouveau modèle se distingue par une finition sombre et lustrée, ce qui a conduit des experts à estimer qu’il pourrait s’agir d’une version modernisée dotée de capacités de furtivité améliorées, renforçant son aptitude à pénétrer les systèmes de défense aérienne adverses.
Un revêtement à faible détectabilité et des technologies de survie avancées
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Le « Tomahawk » noir
La teinte foncée du missile correspond à celle utilisée sur le missile antinavire furtif à longue portée « AGM-158C », ce qui laisse penser à l’adoption d’un revêtement à faible détectabilité destiné à réduire les risques de détection radar et thermique.
Ce revêtement serait conçu pour absorber les ondes radar et atténuer la signature thermique, notamment lors des vols à basse altitude au-dessus de la mer.
Cette évolution s’inscrit dans une série d’améliorations continues apportées au missile « Tomahawk », en service depuis plusieurs décennies. Ces améliorations incluent des modifications de conception, telles qu’un bord dentelé à l’avant pour réduire la section radar frontale, ainsi qu’une petite entrée d’air en forme de « V » qui se rétracte automatiquement une fois que le missile atteint sa vitesse de croisière après le lancement.
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La version la plus récente : l’attaque navale améliorée
Selon plusieurs experts, le missile noir correspondrait à la version la plus récente du « Tomahawk » d’attaque navale amélioré, connue sous le nom de « Block V – version maritime », caractérisée par sa capacité à cibler des navires à longue distance avec une grande précision.
Cette version est équipée d’un système de guidage multimode comprenant un autodirecteur à imagerie infrarouge, lui conférant une capacité avancée de discrimination et d’engagement des cibles.
Par ailleurs, tous les missiles « Tomahawk » de cinquième génération sont dotés d’une liaison de données bidirectionnelle permettant la mise à jour des informations sur la cible, la correction de trajectoire et même la redirection complète du missile en vol si nécessaire.
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Le « Tomahawk » noir
Le Commandement des systèmes aéronautiques de la marine américaine avait précédemment diffusé des diapositives non classifiées mentionnant un missile de couleur sombre dans le cadre du programme de développement, renforçant l’hypothèse selon laquelle les images de l’opération représentent la première utilisation opérationnelle publique de ce modèle.
Des ailes inclinées vers l’avant : des indices supplémentaires
Outre le missile noir, des séquences vidéo ont montré des missiles dotés d’ailes inclinées vers l’avant, une caractéristique supposée contribuer à la réduction de la signature radar et à l’amélioration de la stabilité lors du vol à basse altitude. Certains observateurs ont avancé l’hypothèse que certains projectiles pourraient appartenir à des modèles israéliens à longue portée, tels que le « Popeye Turbo ». Toutefois, cette possibilité semble moins probable au regard des éléments actuellement disponibles.
