Politique

Principales informations sur le commandant du Bassidj : Israël brise le bâton du régime iranien


Gholam Reza Soleimani, commandant des forces iraniennes du Bassidj, dont Israël a annoncé mardi la mort, est considéré comme le « bras coercitif » du régime face à ses opposants.

Soleimani dirigeait les forces du Bassidj, auxquelles a été confiée, ces dernières années, la répression des manifestations dans les rues iraniennes, et qui ont joué un rôle majeur récemment avec l’intensification des protestations anti-régime.

Né dans la ville de Farsan, dans la province de Chaharmahal-et-Bakhtiari, au sud-ouest de l’Iran, il a occupé pendant six ans le poste de commandant du Bassidj.

Il a participé à la guerre Iran-Irak, déclenchée en 1980 et ayant duré huit ans, au cours de laquelle il a dirigé plusieurs opérations militaires.

Il est titulaire d’une licence en histoire de l’Université d’Ispahan et a suivi des formations militaires à l’université militaire des Gardiens de la révolution, connue sous le nom d’« Université Daffos », entre 2000 et 2004.

Il a commandé la 19e division « Al-Fajr » des Gardiens de la révolution, puis la division « Thar Allah » à Téhéran, et a dirigé la 14e division « Imam Hussein » jusqu’en 2009, avant d’occuper pendant onze ans le poste de commandant des forces militaires dans la province d’Ispahan.

Il a entamé son activité militaire en 1981, durant la guerre Iran-Irak, au cours de laquelle il a été promu du rang de commandant de compagnie à celui de commandant de bataillon.

Le 10 janvier 2020, le Bureau de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du département du Trésor américain a inscrit Gholam Reza Soleimani sur la liste des sanctions pour son rôle dans la promotion des objectifs du gouvernement iranien jugés déstabilisateurs au niveau régional et international.

L’Union européenne a également imposé, le 12 avril 2021, des sanctions à son encontre pour son implication dans la répression des manifestations populaires de novembre 2019.

Le Bassidj fait partie des forces relevant du régime iranien. Lors des manifestations, notamment les plus récentes, il a supervisé des opérations de répression centralisées, recourant à une violence brutale, à des arrestations massives et à l’usage de la force contre des manifestants civils, selon un communiqué de l’armée israélienne.

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