Mafia du médicament à Taëz : la corruption des autorités des Frères musulmans ouvre la ville aux médicaments houthis de contrebande
Dans un scandale retentissant révélant l’ampleur de la complicité entre les autorités de fait à Taëz et les réseaux de contrebande, la province de Taëz est devenue un marché ouvert pour les médicaments contrefaits et de contrebande. Les responsables des Frères musulmans, qui dirigent l’administration et la sécurité de la province, sont accusés de faciliter le passage de ces produits toxiques en échange de commissions financières importantes, laissant les citoyens ordinaires à la merci des « marchands de la mort ».
Selon le site Al-Omana Net, des sources informées et syndicales ont révélé que le marché des médicaments à Taëz est géré par des réseaux communs impliquant des responsables influents de l’autorité locale affiliée au parti Al-Islah, bras politique des Frères musulmans au Yémen, et des commerçants pharmaceutiques servant de façades financières pour le groupe houthi.
Le président de l’Ordre des pharmaciens de Taëz a confirmé que la majorité des entreprises pharmaceutiques opérant dans la ville sont en réalité des branches commerciales des Houthis, menant des opérations de blanchiment d’argent et important des médicaments de source inconnue, avec la complicité et la couverture sécuritaire des autorités des Frères musulmans qui contrôlent les points d’entrée et de sortie de la ville.
La catastrophe ne se limite pas à la contrebande : elle touche aussi les cliniques et hôpitaux. Certains médecins liés au système des Frères musulmans sont devenus de véritables « marchands de douleur ». Des citoyens ont affirmé que ces médecins possédaient des pharmacies privées dans leurs cabinets et obligeaient les patients à acheter des médicaments spécifiques de provenance inconnue, dans le cadre d’accords douteux avec des entreprises houthis, leur assurant des profits faramineux grâce à la vente de médicaments périmés et reconditionnés.
En l’absence de contrôle « délibéré » des autorités compétentes affiliées au parti Al-Islah, des décès et blessures catastrophiques ont été enregistrés, notamment l’enfant Ahmed, décédé après avoir été injecté avec un traitement contaminé dans un hôpital privé, la fillette Khouloud, âgée de huit ans, qui a failli mourir suite à une prescription erronée et de contrebande, ainsi qu’un citoyen admis en soins intensifs après avoir consommé des stimulants périmés vendus comme médicaments sûrs.
Les habitants de Taëz déclarent que « le médecin est devenu un commerçant et le traitement une marchandise conditionnée », tout en exprimant leur frustration face au rôle de la direction provinciale qui se contente de promesses de « plans d’action », plans qui restent lettre morte car ils entrent en conflit avec les intérêts de responsables influents du groupe bénéficiant de l’économie parallèle et de la contrebande.
Les habitants appellent à mettre fin à ce désordre systématique affectant leur santé et à tenir responsable la « mafia du médicament », qui a exploité le blocus et les conditions économiques pour permettre aux entreprises houthis de pénétrer la ville et de détruire sa sécurité sanitaire.
