Grand Maghreb

Libye… Un rapport international révèle l’existence des conflits entre Pasha Agha et les milices en Libye


Dans un rapport sur la migration illégale en Libye, l’Initiative mondiale de lutte contre la criminalité Internationale Organisée a révélé que des milices étaient impliquées dans des centres de détention pour immigrants illégaux et qu’il y avait eu des conflits entre le ministre de l’Intérieur du pays, Fathi Pasha Agha, et d’autres dirigeants à propos du sujet de la gestion du dossier de la migration.

L’initiative a également révélé que rien n’est changé, malgré il y’a à peu près an et demi, plus précisément dans la nuit du 2 juillet 2019, de l’attaque qui a eu dans un centre de détention pour migrants à Tadjourah, à l’extérieur de Tripoli, ce qui a tué 53 migrants, alors que les centres de détention continuent de travailler près des sites militaires qui sont contrôlés par des milices, ces dernières certaines se battent de temps en temps pour le contrôle de Tripoli.

Il y a plus de 34 centres de détention, avec environ 3200 migrants en Libye, 20 d’entre eux, au moins nominativement, sont soumis à l’autorité du Département de lutte contre les migrations illégales. Tous les centres de détention sont contrôlés par des milices et cela pose un grand problème, non seulement parce qu’il permet de commettre des violations contre les détenus, mais aussi parce que les milices sont actives dans un conflit armé, ce qui les expose à la mort, d’après le même rapport.

Des milices qui impliquées dans des réseaux de traite d’êtres humains ou par corruption bénéficient de ces centres de détention afin d’obtenir une libération non autorisée en échange de sommes payées, ou pour les utiliser en travail, que ce soit dans le secteur militaire comme le nettoyage des armes, le chargement de munitions, ou autre affaires.

L’Initiative mondiale de lutte contre la criminalité internationale organisée voit que Fathi Pasha Agha, le ministre de l’Intérieur des milices, est dans une situation de division du pouvoir entre le chef de l’Agence anti-migration illégale, Al-Mabrouk Abdel-Hafez, et le sous-secrétaire du ministère de l’Intérieur aux affaires d’immigration illégale, Muhammad Al-Shaibani, qui a des relations étroites avec Oussama Jouili, chef de la milice dans la région militaire de l’Ouest.

L’Initiative a encore rapporté qu’en juillet 2020, par exemple, Abdel-Hafez avait limogé Mohammed al-Khoja, le chef de la milice de Tripoli qui dirige le centre de détention des migrants au Tariq al-Sikka, mais qu’en septembre, il était clair qu’al-Khoja avait ignoré ces instructions et travaillait toujours à Tripoli, en soulignant que la force dans l’ouest de la Libye est toujours évaluée par la force militaire, et malgré que le conflit se limite, les groupes armés ont toujours la capacité de constituer les politiques nationales.

Le même rapport montre que le contrôle des milices rivales sur les centres de détention et leurs entourages aide à créer une résistance à une autorité centrale unifiée, cela en fait empêche Pasha Agha à contrôler directement les milices, même s’il cherche à atteindre un succès limité pour cet objectif avec l’opposition des chefs de milices.

Pasha Agha tente de se présenter comme un homme de droit et d’institutions pour le mettre comme un premier ministre dans le prochain gouvernement de transition, et il a commencé à améliorer son image et de faire bannir l’image mentale ancré de la milice terroriste qui contrôle son ministère.

Le conflict s’est intensifie entre les milices de Tripoli qui obéissent au chef du gouvernement d’accord national Al-Sarraj et les milices de Misrata, à cause des pratiques du Pasha Agha, surtout à la suite ses accusations de loyauté envers ces derniers au détriment de leurs homologues de Tripoli, et qu’il cherche à les sortir de la scène politique et sécuritaire.

De plus, un certain nombre de milices dans les villes de Zaouïa, Zouara, Sabratha et Jumayl  ont déjà publié des déclarations critiquant la politique de Pasha Agha, en considérant qu’il promeut des programmes internationaux suspects de désarmement et de démantèlement de ce qu’ils ont appelé les révolutionnaires pour atteindre ses objectifs d’arriver au pouvoir, en s’appuyant par les mercenaires syriens.

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