Moyen-Orient

Le Liban échoue, pour la quatrième fois, à élire un président


Pour la quatrième fois, le Liban n’a pas réussi à élire son président; La situation est encore plus complexe dans un pays qui traverse une crise économique sans précédent. Aucun des deux candidats n’a obtenu le taux constitutionnel de 86 pour l’élection présidentielle au premier tour, alors que le député Michel Mouawad a obtenu 39 voix, 10 députés ont voté pour un nouveau candidat, Essam Khalifa, et 50 députés ont voté pour une feuille de papier blanche et 13 députés ont voté pour le « Nouveau Liban », ainsi que deux documents annulés. Pour la première fois, le nom du candidat Essam Khalifa, historien, universitaire et syndicaliste libanais, a été présenté pour le Mouvement de sensibilisation au travail de l’Université du Liban.

Les complexités du vide constitutionnel

De son côté, M. Salim Hamid, analyste politique et écrivain émirati, déclare qu’il y a une certaine incertitude politique dans le pays, qui doit unir ses forces pour surmonter la crise économique et les dissensions politiques, et se concentrer sur les besoins d’une population accablée par les crises, la corruption et l’incertitude quant à un avenir incertain.

M. Hamid, a ajouté que ces indications prédisent l’échec de la sélection d’un nouveau président par la Chambre des représentants qui, au vu d’une absence de consensus manifeste, n’a pas réussi à créer un vide présidentiel, c’est-à-dire le transfert des pouvoirs du Président en exercice, dont le mandat expire le 31 du mois en cours, au Gouvernement de transition dirigé par le Premier Ministre Najib Mikati. Il a ajouté que cela se traduirait par de nombreuses complications au niveau de l’interprétation des dispositions constitutionnelles qui n’ont pas été prises à cet égard, même les pouvoirs du Gouvernement qui pourraient être réservés au Président de la République. Le Liban est divisé, même au sein de l’Alliance.

Explosion sociale

Dans le même ordre d’idées, l’écrivain et analyste politique Amjad Arar a souligné que le Liban se trouve au bord de l’effondrement économique et que son peuple est confronté à une misère sans précédent dans sa vie, ce qui laisse présager une explosion sociale incontrôlable dans un pays où les armes sont plus nombreuses que la population d’un État atlantique.

Le problème fondamental du Liban est la Constitution de la banlieue communale, qui n’est pas une formalité, mais une raison essentielle pour qu’il prenne le fils du pays de l’espace de la citoyenneté à l’espace communautaire, qu’il s’arrache le cœur de la patrie, qu’il s’implante à la place de la loyauté à la communauté et donc à la doctrine.

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