Grand Maghreb

La Tunisie déjoue les plans des Frères musulmans devant la justice internationale


Dans une mise en scène répétée de tromperie, les Frères musulmans de Tunisie ont une fois de plus tenté de se draper du voile de la victimisation, exploitant une faille de la Cour africaine pour se disculper, tout en oubliant leur lourd passif de crimes et de corruption.

Mais la Tunisie, consciente de leurs manœuvres, a décidé de bloquer toutes leurs issues, fermant la porte à leurs tentatives désespérées de contourner la justice. Elle réaffirme ainsi que nul ne bénéficie d’une immunité après avoir porté atteinte à la sécurité du pays et que nul ne peut fuir ses responsabilités.

Après des tentatives infructueuses visant à blanchir leurs dirigeants et à ressusciter leur discours victimaire, les Frères musulmans tunisiens ont subi un revers cinglant lorsque les autorités ont annoncé le retrait de leur reconnaissance de la compétence de la Cour africaine pour recevoir des requêtes d’individus et d’organisations.

Alors que le mouvement cherchait à instrumentaliser cette instance pour contester les décisions judiciaires tunisiennes et plaider son innocence, la réponse officielle a été catégorique : la Tunisie refuse toute ingérence étrangère dans ses affaires internes.

Cette décision reflète la prise de conscience des autorités quant aux tactiques des Frères musulmans, qui utilisent les institutions internationales à des fins politiques, tout en ignorant les accusations qui pèsent sur leurs dirigeants, impliqués dans des affaires de complot contre la sûreté de l’État, de corruption et de financement du terrorisme.

La Tunisie met fin aux ambitions des Frères musulmans

Les Frères musulmans avaient misé sur la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples comme un levier pour revenir sur la scène politique, la manipulant pour plaider leur innocence et tenter d’échapper à la justice.

Les familles des dirigeants islamistes emprisonnés, dont celle de Rached Ghannouchi, ont sollicité à plusieurs reprises cette cour, exigeant la libération immédiate de leurs proches et affirmant qu’ils étaient victimes de persécutions politiques et de répression.

Sous cette pression, la Cour africaine avait en partie cédé, appelant récemment à la prise de mesures urgentes en faveur de plusieurs détenus politiques, y compris le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, afin de garantir leurs droits fondamentaux et leur intégrité physique.

Cependant, les autorités tunisiennes ont rapidement réagi en annonçant officiellement, via le ministère des Affaires étrangères, le retrait de leur déclaration reconnaissant la compétence de la Cour pour recevoir des plaintes d’individus et d’ONG, un engagement pris en 2017.

Le ministère des Affaires étrangères a précisé, dans un communiqué publié samedi, que la Tunisie ne s’est pas retirée du protocole relatif à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, mais qu’elle a pris cette décision dans le respect de sa souveraineté nationale, afin de protéger ses institutions contre toute instrumentalisation politique.

Le communiqué souligne que la Cour africaine, comme dans d’autres pays africains, est devenue un outil de tentatives d’ingérence dans les affaires internes, ce que la Tunisie rejette fermement.

Les Frères musulmans et l’exploitation des institutions internationales

Malgré la propagande des dirigeants islamistes laissant entendre que la Tunisie s’était complètement retirée de la Cour africaine, le communiqué du ministère a démenti ces allégations.

Il a précisé que cette décision a été prise après avoir constaté l’utilisation abusive de cette instance pour nuire à l’image de la Tunisie à l’international et porter atteinte à la souveraineté de son système judiciaire.

Le ministère a également rappelé que la justice tunisienne est indépendante et impartiale, reposant sur un cadre juridique garantissant des procès équitables pour tous les justiciables.

Selon des observateurs, les Frères musulmans en Tunisie ne manquent jamais une occasion d’exploiter les institutions internationales à leur avantage, espérant faire pression sur les autorités pour obtenir la libération de leurs dirigeants impliqués dans des affaires de corruption et de terrorisme.

Le politologue tunisien Hassan Tamimi a souligné que le mouvement Ennahdha mène une stratégie de pression à travers les instances internationales.

Il a affirmé : « Les islamistes tentent de promouvoir un discours victimaire, alors que leurs dirigeants sont impliqués dans des crimes graves, tels que des assassinats politiques, l’envoi de terroristes à l’étranger, le blanchiment d’argent et la corruption financière. »

Un coup dur pour les Frères musulmans

La décision tunisienne de retirer la reconnaissance de la compétence de la Cour africaine ne fait que confirmer la volonté de l’État de préserver sa souveraineté et de refuser toute ingérence extérieure.

Le ministère des Affaires étrangères a insisté dans son communiqué sur le fait que la Tunisie reste attachée à la Cour africaine des droits de l’homme, mais qu’elle refuse que cette instance serve d’instrument de règlements politiques ou de pression sur ses institutions.

Par cette décision, la Tunisie a fermé l’une des dernières brèches que les Frères musulmans tentaient d’exploiter pour retrouver une place sur la scène politique, confirmant ainsi sa détermination à éradiquer leur influence et à les exclure définitivement de la vie politique.

 

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