Grand Maghreb

Ils ne resteront pas impunis : le chemin de la reddition de comptes resserre l’étau sur les Frères musulmans en Tunisie


Les Frères musulmans en Tunisie ont échoué à la fois dans la gouvernance et face aux attentes du peuple, mais leurs éléments infiltrés dans les rouages de l’État continuent de manipuler le quotidien des citoyens, semant colère et désordre.

Cependant, le processus de reddition de comptes, entamé depuis leur renversement il y a plusieurs années, n’a pas négligé ces mains invisibles qui tentent de prolonger le chaos pour ouvrir la voie à un retour au pouvoir.

Le président tunisien Kais Saied confirme ce processus à chaque occasion, exposant les crimes de l’organisation et ses tentatives désespérées de revenir par le biais de lobbies, de désinformation et de mensonges.

Lors de sa supervision d’une réunion du Conseil des ministres, Saied a révélé les crimes des Frères musulmans au sein des structures étatiques. Un communiqué officiel de la présidence tunisienne publié ce samedi rapporte que Saied a déclaré : « De nombreux phénomènes et pratiques sont anormaux, mais leurs origines sont connues et leurs objectifs dévoilés », en faisant référence aux coupures soudaines d’eau et d’électricité, à la fermeture de routes et à la propagation de rumeurs.

Il a ajouté : « La Tunisie avance malgré ces phénomènes anormaux affectant plusieurs services publics », soulignant que « la conscience du peuple tunisien et sa connaissance de toutes les réalités et détails déjoueront ceux qui cherchent à semer le doute, le désespoir et la frustration ».

Le président a également affirmé : « Les choix du peuple trouveront leur application malgré les intrigues des malfaiteurs », précisant que « le plus grand rempart est la conscience profonde du peuple tunisien, capable de trier et de faire preuve d’une volonté ferme face à toutes sortes de défis ».

Les lobbies

Saied a évoqué les lobbies liés aux Frères musulmans qui manipulent la distribution, la spéculation et le monopole, déclarant : « Ces lobbies croient pouvoir se cacher, mais le voile a été levé et les dernières feuilles de dissimulation de leurs méfaits sont tombées ».

Il a insisté : « Ceux-ci ne resteront pas impunis. Le droit du citoyen à la dignité et à la justice est sacré et nul ne peut y porter atteinte, ni les corrompus ni ceux qui leur sont affiliés ».

Selon le président, « la révolution législative seule ne suffit pas ; elle doit être accompagnée d’une révolution administrative et couronnée par une révolution culturelle, sans retour possible vers le passé honteux ». Il a ajouté : « Les droits ne s’obtiennent pas par des promesses ou des souhaits, mais par la force de la loi juste ».

Il a souligné que « l’État social n’est pas qu’un slogan ; il concerne tous les secteurs et la nation dans son ensemble », et que « toute législation doit répondre aux attentes du peuple, et ceux qui l’appliquent doivent y croire ».

Reddition de comptes

Saied a poursuivi : « Le chemin doit être direct, et la reddition de comptes doit se poursuivre selon la loi. Ceux dont l’inaction a été longue verront tous les obstacles éliminés pour obtenir leurs droits légitimes. Les détenteurs de diplômes, animés de l’esprit de combattant sur le front, n’accepteront que la victoire et les perspectives qu’ils attendent s’ouvriront bientôt devant eux ».

Ces déclarations interviennent alors que le gouvernement tunisien examine les nominations effectuées durant la période de domination des Frères musulmans de la mouvance Ennahdha depuis 2011, nominations qui, selon les observateurs, ont vidé les institutions de leurs compétences et fragilisé la stabilité financière et administrative de l’État.

Depuis cette période, le mouvement Ennahdha a semé la corruption et exploité les structures étatiques pour redistribuer les ressources entre ses partisans, notent les analystes tunisiens.

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