Politique

Guerre civile – Mises en garde africaines quant à la poursuite du conflit à Khartoum


Le Soudan vit dans des conditions extrêmement difficiles et une guerre sans trêve entre les forces de soutien rapide de Hemeti et les forces de l’armée soudanaise d’Al-Burhan, ce qui a conduit à des crises successives depuis la mi-avril.

Les deux parties se sont également accusées de violer une trêve, la plus récente et la plus sérieuse étant l’armistice soutenu par les Américains et les Saoudiens à Djeddah, mais les deux parties n’ont pas respecté cette trêve, ce qui a amené les parties des Nations Unies à mettre en garde contre une possible guerre civile qui pourrait entraîner la destruction de toute la région.

Avertissements de guerre civile

La Commission de l’Union africaine a récemment mis en garde contre une guerre civile au Soudan si le conflit n’est pas arrêté, et a appelé les pays africains à se montrer solidaires du Soudan et à l’aider à trouver une solution à la crise.

Le Président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki, a déclaré que si les combats ne cessaient pas immédiatement, il y aurait une guerre civile au Soudan, ajoutant que la situation qui s’aggravait au Soudan constituait une menace pour l’ensemble de la région.

Selon lui, la crise que traverse le Soudan constituait une menace majeure pour l’existence du Soudan, qu’il qualifiait d’autodestruction.

Un nouveau programme

Le Sommet de l’Autorité gouvernementale pour le développement (IGAD) a présenté un nouveau plan pour mettre fin au conflit, à un moment où les affrontements et les explosions se poursuivent dans différentes parties de Khartoum.

L’IGAD comprend huit États africains : Djibouti, le Soudan, le Sud-Soudan, la Somalie, le Kenya, l’Ouganda, l’Éthiopie et l’Érythrée.

Incompatibilité avec une trêve

La capitale du Soudan, Khartoum, est passée d’une ville calme à une zone de guerre, tandis que l’Arabie saoudite et les États-Unis ont demandé aux parties belligérantes d’établir un cessez-le-feu à plusieurs reprises au cours de réunions tenues à Djeddah.

Il y a peu de prévisions sur l’évolution de la guerre civile au Soudan, et dans les premiers jours des combats, les commandants militaires, les généraux et les commandants de l’appui rapide combattaient avec détermination et acharnement. Chaque partie tentait de frapper l’autre partie avec une force écrasante, et les premiers affrontements de la guerre civile au Soudan du Sud en 2013 étaient semblables à ceux d’aujourd’hui.

Les gens participent à la guerre

L’appel de l’armée soudanaise pour que tous ceux qui peuvent porter les armes soient armés, y compris les retraités, a soulevé des craintes sur la confrontation croissante avec les forces de soutien rapide.

Dans une déclaration faite aujourd’hui, le Ministre soudanais de la défense, le général de corps d’armée Rikken Yassin Ibrahim Yassin, a déclaré : « Nous lançons cet appel et appelons tous les officiers, sous-officiers et soldats des forces armées et tous ceux qui sont en mesure de porter les armes à se rendre au commandement militaire le plus proche pour les armer ».

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