Fatah appelle le Hamas à quitter la scène gouvernementale : Ayez pitié de Gaza et de ses enfants

Dans le but de protéger « l’existence palestinienne » dans la bande de Gaza, le mouvement Fatah, dirigé par le président palestinien Mahmoud Abbas, a appelé samedi le Hamas à renoncer au pouvoir.
Le porte-parole de Fatah à Gaza, Munther Al-Hayek, a exhorté le Hamas à quitter la scène gouvernementale et à comprendre pleinement que la prochaine bataille vise à mettre fin à l’existence palestinienne.
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S’adressant à l’Agence France-Presse (AFP), Al-Hayek a déclaré : « Le Hamas doit avoir pitié de Gaza, de ses enfants, de ses femmes et de ses hommes. Nous mettons en garde contre des jours à venir qui seront lourds, durs et difficiles pour les habitants de la bande de Gaza. »
Le Hamas, qui avait remporté les élections législatives palestiniennes de 2006, a pris le contrôle de Gaza en 2007 après avoir forcé le Fatah à quitter le territoire.
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Renversement des faits
Dans un contexte parallèle, le Hamas a accusé samedi les États-Unis de « renverser la vérité » en affirmant que le mouvement palestinien avait choisi la guerre avec Israël en refusant de libérer les otages.
Dans un communiqué, le Hamas a réagi aux déclarations du porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, Brian Hughes, faites mardi dernier, affirmant que dire « Le Hamas a choisi la guerre plutôt que la libération des otages » constitue un renversement des faits.
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Hughes avait alors déclaré : « Le Hamas aurait pu libérer les otages pour prolonger le cessez-le-feu, mais au lieu de cela, il a choisi de refuser et de poursuivre la guerre. »
Le Hamas a répliqué en affirmant avoir proposé des initiatives claires pour un cessez-le-feu et un échange de prisonniers global, mais que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, les avait rejetées et fait échouer délibérément pour servir ses intérêts politiques.
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Sur les 251 otages enlevés lors de l’attaque du Hamas, 58 sont encore retenus à Gaza, dont 34 que l’armée israélienne a déclarés morts.
Selon le ministère de la Santé dirigé par le Hamas – dont les chiffres sont jugés crédibles par l’ONU – la guerre à Gaza a fait au moins 49 617 morts, en majorité des civils, des femmes et des enfants.