Moyen-Orient

Des analystes révèlent les facteurs à l’origine de l’effondrement de la livre libanaise, en citant les troubles politiques comme la principale cause


La livre libanaise est entrée dans une nouvelle phase de l’effondrement, avec un déclin historique de 100 000 livres libanaises pour un dollar sur le marché parallèle, un nouveau record de la longue souffrance de la monnaie libanaise depuis la fin de 2019. Ce niveau record a été atteint à l’heure où les banques ont repris une grève de mardi. Le taux de change officiel était de 15 000 lires pour un dollar en février dernier.

Dégradation continue

La monnaie libanaise est en train de se détériorer en quatre ans. Le prix officiel de la livre libanaise est de 1 520 lires de dollar, un prix qui est resté constant et approuvé pendant de nombreuses années. Pourtant, depuis la fin de l’année 2019, la monnaie libanaise a suivi une trajectoire descendante, entrant dans une crise politique et économique.

C’est très difficile

Shadi Nashabah, analyste politique libanais, déclare que la situation sociale et économique du pays est extrêmement difficile et que la crise ne pourra être résolue qu’avec un nouveau président libanais qui sera à l’origine du processus de réforme économique et de la sortie des crises actuelles qui ont conduit à l’effondrement majeur du pays à cette époque.

L’analyste politique libanais a ajouté que les facteurs d’effondrement de la lire sont connus, notamment l’échec politique du pays, et que de nouveaux facteurs se sont ajoutés ces dernières heures, à savoir le retour des banques libanaises à une grève ouverte qui a causé un nouveau bouleversement de la situation financière du pays.

Maher Maklad, spécialiste des affaires libanaises, a déclaré de son côté : « Le Liban attend impatiemment le renouveau de l’évolution de la situation dans la région et son impact positif sur le dossier de l’élection présidentielle libanaise. Depuis que l’ancien président Michel Aoun a quitté Baabda en octobre de l’année dernière, après la fin de son mandat, la Chambre des représentants du Liban n’a pas été en mesure d’élire un nouveau président de la République, malgré plus de 14 sessions, et le palais présidentiel et le siège du président sont restés vacants.

Des défis impressionnants

Le Liban est confronté à de graves problèmes à tous les niveaux et est très touché par la crise économique mondiale et la situation économique de l’État libanais, et il n’est pas caché que l’on ait une pièce d’une monnaie libanaise qui se trouve en dollars des États-Unis, avec des taux de dépréciation très élevés qui ont perdu du poids par rapport au dollar des États-Unis, ce qui a eu un effet négatif sur le vocabulaire de la vie publique et fait pression sans précédent pour que les citoyens puissent subvenir aux besoins essentiels de la vie.La situation économique n’exclut personne, et tous les peuples de toutes les communautés sont confrontés au même sort.

Crise de l’extension

La crise de l’élection du Président libanais n’est pas une crise interne, mais plutôt une crise qui s’étend aux forces régionales qui interviennent dans le dossier libanais de manière très influente par le biais de leurs alliés politiques nationaux, ce qui place la question de l’élection du Président dans un cercle vicieux et difficile à gérer sans accord régional.

Selon les estimations, le vide présidentiel persistera probablement pendant les mois à venir, et face à cette réalité, il est inévitable que le gouvernement actuel continue de travailler pour éviter au Liban de nouveaux risques, empêcher que la crise ne s’aggrave, répondre aux besoins de la population en fonction des moyens disponibles et tenter de contrôler la stabilité de la monnaie.

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