Politique

La liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz : un nouvel allié de Washington se prépare à entrer en scène


Les États-Unis appellent régulièrement les pays du monde entier à participer à la préservation de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, qu’ils accusent l’Iran d’avoir fermé depuis le déclenchement du conflit entre les deux pays.

Dans un changement de position parmi les alliés de Washington concernant leur participation à l’opération visant à sécuriser la navigation dans ce détroit stratégique pour la sécurité énergétique mondiale, des médias sud-coréens, citant des sources gouvernementales et militaires, ont rapporté tard jeudi que le pays se préparait à déployer des moyens militaires afin de soutenir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, avec pour objectif de les envoyer avant la fin de l’année.

Selon plusieurs médias sud-coréens, le gouvernement travaille actuellement à la préparation des procédures nécessaires pour obtenir l’approbation du Parlement. Cela inclurait la présentation d’une demande d’autorisation au Parlement au cours de ce mois, après son examen par le Conseil des ministres.

Les informations indiquent que le gouvernement étudie plusieurs options, notamment l’envoi d’un avion de patrouille maritime, d’un navire de soutien logistique ou d’une unité spécialisée dans la détection et le déminage. Des discussions sont également en cours avec plusieurs pays, dont les États-Unis, le Royaume-Uni et la France, concernant l’ampleur et la nature de la contribution potentielle.

La Maison Bleue, siège de la présidence sud-coréenne, a déclaré que Séoul examinait des moyens concrets de contribuer à la liberté de navigation dans le détroit, tout en soulignant que les informations affirmant que le gouvernement avait déjà décidé de déployer des moyens militaires « ne correspondent pas aux faits ».

La Corée du Sud s’était auparavant abstenue de participer aux initiatives de Washington visant à rouvrir le détroit.

Dans une publication sur les réseaux sociaux en août dernier, le président américain Donald Trump avait déclaré avoir réduit l’ampleur des exercices militaires conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud, notamment en raison du refus de Séoul d’aider Washington dans la guerre contre l’Iran.

La Corée du Sud dépend du soutien militaire américain pour contrebalancer les capacités de son voisin du Nord, qui possède des armes nucléaires et développe avec succès des missiles balistiques capables d’emporter des ogives non conventionnelles.

À l’heure actuelle, Washington affirme contrôler le détroit d’Ormuz après avoir réussi à le débarrasser des mines iraniennes.

L’armée américaine mène des frappes contre les côtes iraniennes tout en surveillant des tentatives des Gardiens de la révolution de redéployer des mines sur les routes empruntées par les navires marchands.

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