Politique

Israël met en garde les États-Unis contre un prétendu projet iranien d’assassinat visant Trump


La chaîne israélienne Channel 12 affirme que Tel-Aviv a transmis à Washington des renseignements non confirmés faisant état d’un « débat au sein de l’Iran concernant l’assassinat du président américain ». Selon la chaîne, cette démarche visait à améliorer les relations devenues plus distantes entre Benjamin Netanyahou et Donald Trump, tout en cherchant à influencer la politique américaine à l’égard de Téhéran.

Selon Channel 12, Israël a partagé avec les États-Unis des informations de renseignement concernant ce qu’il a présenté comme un « projet iranien visant à assassiner le président américain Donald Trump », dans un contexte de fortes tensions régionales après la décision de Washington de mettre fin au mémorandum d’entente conclu avec Téhéran.

La chaîne, de tendance centriste et libérale, a indiqué que l’objectif de cette transmission d’informations était de « réchauffer les relations » entre Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, lesquelles traverseraient récemment une période de désaccord.

Citant deux hauts responsables américains, Channel 12 affirme que « les informations transmises par Israël ne portaient pas sur un plan concret et détaillé visant à assassiner Donald Trump, mais uniquement sur un renseignement évoquant une discussion générale entre responsables iraniens à ce sujet, sans qu’il n’ait fait l’objet de vérifications supplémentaires ».

Selon ces responsables, Israël aurait transmis ce rapport de renseignement dans le but d’influencer la politique de Donald Trump à l’égard de l’Iran et de favoriser un rapprochement avec Benjamin Netanyahou.

Lundi, Benjamin Netanyahou a déclaré, lors d’un entretien accordé à la chaîne Fox News, que la date de sa prochaine visite à Washington n’avait pas encore été fixée. Il a reconnu l’existence de divergences avec Donald Trump, affirmant : « Nous disposons d’un mécanisme permettant de résoudre nos différends », sans fournir davantage de précisions.

Dans le même contexte, Channel 12 rapporte que de hauts responsables américains considèrent les informations transmises par Israël comme utiles dans le cadre de la surveillance générale des menaces visant Donald Trump. Toutefois, la communauté américaine du renseignement ne les interprète pas comme une alerte indiquant une intention imminente de passer à l’acte.

La chaîne cite également un haut responsable américain, dont l’identité n’a pas été révélée, selon lequel « au cours de l’année écoulée, Israël a transmis plusieurs rapports similaires concernant des déclarations émanant de responsables iraniens ou de membres de l’axe pro-iranien évoquant la nécessité de s’en prendre à Donald Trump ».

Channel 12 rappelle également que Donald Trump a évoqué les menaces pesant sur sa vie mercredi, lors d’un échange avec des journalistes pendant sa visite en Turquie à l’occasion du sommet de l’OTAN. Il avait alors déclaré : « Ils veulent éliminer le dirigeant des États-Unis — moi. Je figure sur toutes leurs listes. Je l’ai encore constaté ce matin. Jusqu’à présent, j’ai eu de la chance, mais cela ne durera peut-être pas. »

La chaîne ajoute également que des participants aux funérailles du Guide suprême iranien Ali Khamenei ont scandé des slogans appelant à la mort de Donald Trump et brandi une banderole portant l’inscription : « Nous tuerons Trump ».

Ces développements interviennent alors que les tensions entre Téhéran et Washington continuent de s’intensifier. Jeudi, le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a annoncé avoir mené de nouvelles frappes contre environ 90 objectifs militaires iraniens, notamment des systèmes de défense aérienne, des sites de stockage de missiles et de drones, des capacités navales ainsi que des infrastructures logistiques situées le long du littoral iranien.

En réponse, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé avoir visé des bases militaires américaines situées au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie, tout en avertissant qu’il étendrait ses attaques si les frappes américaines se poursuivaient.

La région du Golfe connaît une montée des tensions depuis le déclenchement de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février.

Depuis la signature, le 18 juin dernier, d’un mémorandum d’entente entre Washington et Téhéran, les négociations se poursuivent difficilement sous la médiation du Qatar et du Pakistan afin de parvenir à un accord définitif.

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