La France conditionne la levée des sanctions contre l’Iran à la réouverture du détroit d’Ormuz
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a exclu jeudi toute possibilité de lever des sanctions internationales imposées à l’Iran tant que le détroit d’Ormuz resterait fermé.
Barrot a déclaré : « L’Iran, ou du moins le régime iranien, demande aux États-Unis en particulier de lever les sanctions en échange de concessions sur son programme nucléaire qui doit être contenu ».
Il a ajouté lors d’une interview sur la radio française RTL : « Mais il n’est pas envisageable de lever une quelconque sanction tant que le détroit d’Ormuz restera fermé ».
Le ministre français des Affaires étrangères a rappelé que tout détroit est « un bien commun de l’humanité », insistant sur le fait que « sa fermeture n’est jamais justifiée dans quelque circonstance que ce soit, pas plus que l’imposition de tout type de péage, ni qu’un chantage utilisant ce passage stratégique ».
Barrot a répété qu’une solution politique durable au Moyen-Orient et au Proche-Orient n’est pas possible « à moins que le régime iranien n’accepte de faire des concessions substantielles et de changer radicalement d’approche pour permettre à l’Iran de vivre en paix dans son environnement régional ».
Plus tôt, le président américain, Donald Trump, avait estimé que parvenir à un accord avec l’Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient était « tout à fait possible ».
Le site américain Axios, proche de la Maison-Blanche, a cité « deux responsables américains et deux autres sources bien informées » selon lesquels il existerait un « mémorandum d’entente d’une page visant à mettre fin à la guerre et à établir un cadre pour des négociations nucléaires plus détaillées ».
Le site a expliqué que « l’accord obligerait l’Iran à geler l’enrichissement de l’uranium, en contrepartie de l’accord des États-Unis à lever ses sanctions et à libérer des milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés, et les deux parties lèveraient également les restrictions sur le transit par le détroit d’Ormuz ».
L’Iran est soumis à des sanctions internationales strictes. Les Européens ont rétabli leurs propres sanctions en septembre dernier après l’échec des négociations visant à conclure un accord imposant des limites strictes au programme nucléaire iranien.
