Politique

Les forces américaines attendent le moment décisif avec l’Iran


Alors que Washington concentre ses forces, les contours d’une guerre avec l’Iran demeurent flous, sur fond de menaces réciproques et de mouvements militaires intensifs.

Mercredi, le président américain Donald Trump a estimé qu’un accord avec l’Iran mettant fin à la guerre au Moyen-Orient était « tout à fait possible », sans pour autant exclure une reprise des frappes.

Dans une publication sur sa plateforme Truth Social, Trump a écrit : « Si l’on suppose que l’Iran accepte ce qui a été convenu, et c’est une hypothèse de taille, l’opération de colère épique, véritablement légendaire, aura atteint sa fin. »

Il a toutefois averti dans le même temps que « s’ils n’acceptent pas, les bombardements commencent, et ils seront malheureusement d’un niveau bien plus élevé et plus intense que précédemment ».

À ce propos, le journal The New York Times a cité un responsable américain indiquant que Trump avait déployé environ 50 000 soldats dans la région, appuyés par des porte-avions, des destroyers, des unités de marines et des avions de combat, dans le cadre de ce qu’il a décrit comme une mission visant à « détruire les missiles iraniens et éliminer leur industrie de missiles ».

Sous le titre « Les forces américaines au Moyen-Orient attendent le prochain moment décisif », le journal souligne que ces forces « restent en état d’alerte » dans la région, malgré des déclarations contradictoires concernant la guerre avec l’Iran.

Alors que Trump a annoncé mardi la suspension de l’opération « Projet Liberté », qu’il avait lancée pour escorter les navires à travers le détroit stratégique d’Détroit d’Ormuz, pratiquement fermé par l’Iran, il a parallèlement maintenu le blocus imposé aux ports iraniens depuis le 13 avril dernier.

Trump a affirmé que la décision de suspendre l’opération « Projet Liberté » avait été prise à la demande du Pakistan, qui mène des efforts de médiation pour mettre fin à la guerre entre les deux parties.

Le déploiement militaire américain actuel comprend, selon le journal, les éléments suivants :

La 82e division aéroportée

Selon ce qu’a relevé le journal, environ 2 000 parachutistes de la 82nd Airborne Division, une unité d’élite de l’armée américaine, sont présents au Moyen-Orient dans le cadre du renforcement des forces.

La 31e unité expéditionnaire des marines

L’arrivée de 2 500 soldats des marines et de 2 500 marins supplémentaires a contribué à maintenir les effectifs américains dans la région à plus de 50 000 soldats.

Les forces d’opérations spéciales

Plusieurs centaines de membres des forces d’opérations spéciales américaines sont arrivés au Moyen-Orient en mars dans une mission visant à offrir au président Trump des options supplémentaires, selon deux responsables militaires américains.

En tant que forces terrestres spécialisées, ils pourraient être utilisés dans une mission visant l’uranium hautement enrichi iranien sur le site nucléaire d’Ispahan, selon le journal.

« Abraham Lincoln » et « George H. W. Bush »

Les porte-avions américains USS Abraham Lincoln et USS George H. W. Bush, accompagnés de leurs groupes aéronavals, de leurs flottes de navires de guerre et de plus de 10 000 marins et marines, se trouvent en mer d’Arabie.

Le journal indique que ces forces pourraient être utilisées dans des opérations visant à prendre le contrôle de sites stratégiques à l’intérieur de l’Iran, notamment des installations nucléaires.

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