Iran

Qui sont les principaux dirigeants iraniens tués depuis le début de la guerre ?


Depuis le début de la guerre, les frappes aériennes américano-israéliennes contre l’Iran ont éliminé des figures de tout premier plan au sein du leadership.

Qui sont donc les dirigeants les plus marquants tués dans cette guerre en cours depuis le 28 février dernier ?

Ali Khamenei

L’ancien Guide suprême Ali Khamenei, considéré comme l’homme le plus puissant d’Iran depuis 1989, aurait été tué dès la première heure de la guerre lors d’une frappe visant une réunion de hauts responsables à Téhéran.

Cette frappe aurait également causé la mort de la femme de son fils, de sa fille et d’au moins un petit-fils, selon des médias locaux et internationaux.

Son fils, Mojtaba Khamenei, connu pour sa rareté médiatique, aurait survécu, bien que blessé, selon des déclarations iraniennes et des rapports médiatiques, avant d’assumer la fonction de Guide suprême en succession de son père.

À ce jour, Mojtaba Khamenei n’est pas apparu en public. Son père n’a pas encore été enterré.

Ali Larijani

Des observateurs estiment que la mort d’Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale et pilier du régime depuis des décennies bien qu’il ne soit pas religieux, constitue la plus grande perte pour l’Iran après Khamenei.

Il aurait été tué le 17 mars lors d’une frappe israélienne dans la région de Téhéran, qui aurait également causé la mort de membres de sa famille.

La semaine précédente, il avait participé à une marche pro-gouvernementale à Téhéran.

Mohammad Pakpour

Pakpour, ancien commandant des forces terrestres du Corps des gardiens de la révolution islamique, avait été nommé commandant en chef en juin 2025 après la mort de son prédécesseur.

Hossein Salami

Salami aurait été tué le premier jour de la guerre. Il a été remplacé par l’ancien ministre de l’Intérieur et de la Défense, Ahmad Vahidi.

Alireza Tangsiri

L’Iran a confirmé lundi la mort du commandant des forces navales des Gardiens de la révolution, Alireza Tangsiri.

Israël avait annoncé sa mort la semaine précédente avec plusieurs hauts officiers, l’accusant d’être responsable de la fermeture du détroit d’Ormuz.

Tangsiri dirigeait les forces navales depuis 2018 et figurait parmi les figures les plus anciennes et les plus importantes du corps.

Ali Shamkhani

Conseiller du Guide suprême défunt, il était l’un des principaux responsables sécuritaires iraniens depuis 1980.

Il aurait été tué lors d’une frappe aérienne le premier jour de la guerre. Des funérailles officielles ont eu lieu sur la place Tajrish à Téhéran.

Esmail Khatib

Le religieux Khatib aurait été tué dans une frappe israélienne à l’aube du 18 mars à Téhéran.

Ministre du Renseignement depuis 2021, des organisations de défense des droits humains l’accusent de jouer un rôle central dans la répression des manifestations.

Aziz Nasirzadeh

Ministre de la Défense depuis 2024, il aurait également été tué lors d’une frappe aérienne le premier jour de la guerre.

Gholamreza Soleimani

Soleimani dirigeait le Basij, groupe paramilitaire volontaire affilié aux Gardiens de la révolution, connu pour sa répression des protestations. Il aurait été tué le 17 mars.

Ali Mohammad Naeini

Naeini aurait été tué à l’aube du vendredi 20 mars. Né en 1955 à Kashan, il était porte-parole des Gardiens de la révolution depuis 2024.

Mohammad Shirazi

Shirazi aurait été tué lors de la première frappe de la guerre. Il coordonnait les différentes branches des forces de sécurité iraniennes au sein du bureau du Guide suprême.

Abdolrahim Mousavi

Mousavi aurait été tué le premier jour de la guerre. Il avait pris ses fonctions en juin 2025 après la mort de son prédécesseur.

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