Trump menace d’effacer l’Iran de la carte si ses dirigeants envisagent de l’assassiner
Le président américain impute à son prédécesseur Biden la responsabilité de politiques jugées trop conciliantes envers Téhéran.
Le président américain Donald Trump est revenu sur le devant de la scène politique et médiatique par une nouvelle escalade verbale contre l’Iran, lançant une série de menaces virulentes qui traduisent un durcissement constant de son discours à l’égard de Téhéran, notamment dans le contexte des protestations que connaît le pays et de la montée des tensions entre les deux parties.
Lors d’une interview télévisée, Trump a déclaré que les États-Unis procéderaient à « l’effacement de l’Iran de la surface de la Terre » si sa vie venait à être menacée, une déclaration considérée comme l’une de ses positions les plus radicales depuis son retour sur la scène politique, rappelant la période de tension extrême qui avait marqué les relations entre Washington et Téhéran durant son précédent mandat.
Ces propos faisaient suite à une question posée par la chaîne NewsNation concernant d’éventuelles menaces iraniennes à son encontre. Trump a alors affirmé : « Ils ne devraient pas faire cela, mais je les ai avertis : s’il arrive quoi que ce soit, tout le pays (l’Iran) explosera… J’ai donné des instructions très claires : si quoi que ce soit se produit, ils seront totalement effacés. »
Le président américain avait déjà accusé à plusieurs reprises l’Iran d’avoir tenté de l’assassiner lors de sa précédente campagne électorale, des accusations que Téhéran a catégoriquement rejetées à maintes reprises, les qualifiant de simple escalade politique et médiatique.
Dans le même temps, Trump n’a pas manqué d’attaquer son prédécesseur Joe Biden, reprochant à son administration d’avoir adopté une approche trop conciliante à l’égard de l’Iran. À ce sujet, il a déclaré : « Nous nous sommes toujours demandé pourquoi Biden ne disait rien. Si j’avais été à la Maison-Blanche à ce moment-là, et s’ils avaient menacé qui que ce soit, pas nécessairement le président, mais n’importe qui comme ils l’ont fait avec moi, je leur aurais porté un coup extrêmement sévère. »
Les déclarations de Trump interviennent alors que des avertissements officiels iraniens avaient été émis quelques jours plus tôt. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait déclaré que son pays était prêt à infliger à Trump « une leçon qu’il n’oubliera pas » s’il prenait la moindre initiative militaire contre la République islamique, soulignant ainsi la sensibilité de la phase actuelle.
Cet échange de menaces verbales survient dans un contexte de montée sans précédent des tensions entre Washington et Téhéran. La Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien a publié des avertissements sévères, affirmant que toute atteinte au guide suprême Ali Khamenei serait considérée comme une déclaration de guerre totale, dont la riposte ne se limiterait pas à un cadre régional restreint.
La commission a également souligné qu’une telle attaque serait perçue comme une déclaration de guerre contre le monde islamique, indiquant qu’un tel scénario pourrait conduire à l’émission d’une fatwa appelant au jihad, selon l’agence de presse iranienne ISNA.
De son côté, Trump a poursuivi ces derniers jours l’escalade de son ton, évoquant la nécessité d’un « changement de régime » en Iran, parallèlement à des informations faisant état de mouvements militaires et de préparatifs sécuritaires et diplomatiques américains, avec la participation d’Israël, bien que la Maison-Blanche affirme que toutes les options restent à l’étude sans décision finale à ce stade.
Des observateurs établissent un lien entre le durcissement persistant de Trump et les protestations en cours en Iran, celui-ci ayant déjà menacé de lancer des frappes militaires si des manifestants pacifiques venaient à être tués. Toutefois, ces menaces ne se sont pas encore traduites par des actions concrètes, malgré les pressions croissantes exercées par plusieurs dirigeants du Parti républicain pour qu’il adopte une position plus ferme à l’égard de Téhéran.
