Politique

Washington, Téhéran et les médiateurs discutent d’une trêve par étapes pour un cessez-le-feu


La Turquie, l’Égypte et le Pakistan déploient des efforts pour réunir l’Iran et les États-Unis à la table des négociations afin de mettre fin à la guerre.

Quatre sources américaines, israéliennes et moyen-orientales bien informées ont révélé, selon le site Axios, que les États-Unis, l’Iran et un groupe de médiateurs régionaux discutent des modalités d’un éventuel cessez-le-feu de 45 jours, qui pourrait conduire à une fin permanente de la guerre, dans un contexte d’escalade sans précédent. Cela intervient après que le président américain Donald Trump a confirmé que le délai accordé à Téhéran pour rouvrir le détroit d’Ormuz expire mardi, avant des frappes visant des infrastructures telles que des ponts et des sites énergétiques.

Le rapport indique que les médiateurs examinent les termes d’un accord en deux phases. La première phase consisterait en un cessez-le-feu potentiel de 45 jours, durant lequel seraient négociées les modalités d’une fin permanente de la guerre.

Selon le rapport, la deuxième phase serait un accord formel mettant fin à la guerre, avec la possibilité de prolonger le cessez-le-feu si davantage de temps s’avère nécessaire pour les négociations.

De son côté, le journal américain The Wall Street Journal a indiqué que la Turquie, l’Égypte et le Pakistan s’emploient à réunir l’Iran et les États-Unis autour d’une table de négociation afin de mettre un terme à la guerre ou de parvenir à un cessez-le-feu.

D’après un article publié dimanche par le journal, citant des sources proches du dossier, des médiateurs issus de la Turquie, de l’Égypte et du Pakistan poursuivent leurs efforts pour obtenir soit la fin de la guerre, soit une trêve temporaire.

Les sources ont précisé que les ministres des Affaires étrangères des trois pays ont mené des entretiens téléphoniques avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi et l’envoyé spécial du président américain Steve Witkoff, sans qu’aucune avancée notable ne soit enregistrée.

Elles ont ajouté que la Turquie et l’Égypte envisagent d’accueillir d’éventuelles négociations à Istanbul ou à Doha, tout en signalant que le Qatar a refusé le rôle de médiateur qui lui avait été proposé par les États-Unis et certains pays du Moyen-Orient.

Les responsables iraniens, selon ces sources, ont refusé de faire toute concession concernant leurs revendications et ont rejeté plusieurs propositions, dont celle de rouvrir le détroit d’Ormuz en échange d’une trêve temporaire.

Il est également rapporté que l’Iran considère les exigences américaines pour mettre fin à la guerre comme inacceptables, et a refusé de tenir des discussions avec des responsables américains dans la capitale pakistanaise Islamabad.

Le président américain Donald Trump avait déclaré dimanche au Wall Street Journal que le délai qu’il avait accordé à l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz ou faire face à des frappes contre des infrastructures vitales expire mardi soir.

Depuis le 28 février dernier, Israël et les États-Unis mènent une guerre contre l’Iran, ayant causé des milliers de morts et de blessés iraniens, tandis que Téhéran riposte par des tirs de missiles et de drones en direction d’Israël.

L’Iran cible également ce qu’il qualifie d’« intérêts américains » dans des pays arabes, provoquant des morts, des blessés et des dégâts sur des biens civils, ce qui a été condamné par les pays concernés.

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