Vingt pays se préparent à participer à la sécurisation du détroit d’Ormuz
Les vingt pays ont affirmé leur disposition à contribuer aux efforts appropriés pour garantir la sécurité du passage dans le détroit et à soutenir les pays les plus affectés, par l’intermédiaire des Nations unies et des institutions financières internationales.
Dans une initiative internationale d’envergure reflétant l’ampleur des inquiétudes suscitées par une éventuelle fermeture du détroit d’Ormuz, vingt États, menés par des puissances européennes, asiatiques et régionales, ont annoncé leur volonté de sécuriser cette voie maritime stratégique majeure. Ce message ferme rejette la politique du fait accompli adoptée par Téhéran en réponse aux attaques américano-israéliennes en cours.
Cette déclaration conjointe a été signée par Bahreïn, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Japon, le Canada, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande, le Danemark, la Lettonie et la Slovénie, ainsi que par l’Estonie, la Norvège, la Suède, la Finlande, la Tchéquie, la Roumanie et la Lituanie, selon l’agence de presse officielle de Bahreïn.
Le 2 mars, l’Iran a annoncé des restrictions sur la navigation dans le détroit d’Ormuz et a menacé d’attaquer tout navire tentant de franchir ce passage stratégique sans coordination préalable avec lui, en réponse aux opérations militaires menées par les États-Unis et Israël.
Environ 20 millions de barils de pétrole transitent chaque jour par ce détroit. Sa fermeture a entraîné une hausse des coûts du transport et des assurances, ainsi qu’une augmentation des prix du pétrole, suscitant des inquiétudes quant à ses répercussions économiques mondiales.
La déclaration conjointe a condamné « dans les termes les plus fermes » les récentes attaques attribuées à l’Iran contre des navires commerciaux non armés dans le Golfe, ainsi que contre des infrastructures civiles, y compris des installations pétrolières et gazières, et la fermeture de facto du détroit d’Ormuz.
Les pays signataires ont exprimé leur « profonde préoccupation face à l’escalade du conflit », appelant l’Iran à cesser immédiatement ses menaces, le déploiement de mines, ses attaques par drones et missiles, ainsi que toute tentative d’entraver la navigation dans le détroit.
Ils ont également souligné que « la liberté de navigation constitue un principe fondamental du droit international » et que les actions de l’Iran auront des répercussions sur les populations du monde entier.
Les vingt États ont affirmé que « de telles interférences avec le trafic maritime international représentent une menace pour la paix et la sécurité internationales », appelant à « un arrêt immédiat et global des attaques contre les infrastructures civiles, y compris les installations pétrolières et gazières ».
Ils ont en outre exprimé leur volonté « de contribuer aux efforts nécessaires pour garantir la sécurité du passage dans le détroit et de soutenir les pays les plus touchés, par l’intermédiaire des Nations unies et des institutions financières internationales », insistant sur le fait que « la sécurité maritime et la liberté de navigation profitent à l’ensemble des États ».
Vendredi, le président américain Donald Trump a déclaré sur son compte sur la plateforme Truth Social que « les pays qui utilisent le détroit d’Ormuz devraient en assurer la protection et la sécurité selon les besoins, les États-Unis ne l’utilisant pas ».
Depuis le 28 février, les États-Unis et Israël mènent une guerre contre l’Iran, ayant causé la mort de centaines de personnes, dont l’ancien guide suprême Ali Khamenei et plusieurs responsables sécuritaires. Téhéran riposte en lançant des missiles et des drones en direction d’Israël.
L’Iran cible également ce qu’il décrit comme des sites et intérêts américains dans des pays arabes, certaines attaques ayant causé des morts et des blessés et endommagé des infrastructures civiles, ce qui a été condamné par les États concernés.
