Vers une alliance pour sécuriser Ormuz : réunion des chefs d’état-major de 35 pays
Les chefs d’état-major des forces armées de 35 pays se sont réunis par visi-conférence afin de former une alliance visant à « rétablir la navigation dans le détroit d’Ormuz après la cessation des combats ».
C’est ce qu’a annoncé le Ministère des Armées dans un communiqué publié jeudi, précisant que cette réunion, « organisée par le chef d’état-major des armées françaises », « a permis d’enregistrer les positions des États souhaitant participer à une initiative coordonnée destinée à renforcer la sécurité de la navigation maritime dans cette zone stratégique ».
Le communiqué a précisé que cette initiative « n’a aucun lien avec les opérations militaires en cours dans la région » et qu’elle est « de nature strictement défensive », réitérant la position de nombreux pays qui ont exprimé leur volonté d’œuvrer à la sécurisation du détroit, tout en refusant d’être associés aux attaques américaines et israéliennes.
Le Ministère de la Défense avait indiqué mercredi à l’Agence France-Presse que Londres et Paris organiseraient cette semaine une réunion rassemblant les pays signataires d’un communiqué publié la semaine précédente, appelant à mettre fin aux attaques contre les infrastructures pétrolières et gazières dans le Golfe.
La semaine dernière, le Gouvernement du Royaume-Uni, le Gouvernement de la France, le Gouvernement de l’Allemagne, le Gouvernement de l’Italie, le Gouvernement du Japon et le Gouvernement des Pays-Bas avaient annoncé leur disposition à « contribuer aux efforts appropriés pour garantir un passage sûr à travers le détroit d’Ormuz », avant que 24 autres pays ne soutiennent ce communiqué.
Des médias britanniques, dont The Guardian et The Times, ont rapporté que Londres a proposé d’accueillir ultérieurement une conférence internationale à Portsmouth ou à Londres sur la sécurité du détroit d’Ormuz afin de former une coalition de pays engagés dans cette mission.
Depuis le déclenchement de la guerre à la suite des frappes menées par Israël et les États-Unis contre l’Iran le 28 février dernier, Téhéran a, de fait, fermé le Détroit d’Ormuz, par lequel transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole, ainsi que du gaz naturel liquéfié.
Cela a entraîné une forte hausse des prix des carburants et affecté l’économie mondiale.
