Iran

Une semaine décisive en Iran… Les vols annulés vers Tel-Aviv portent un message


Les tensions dans la région se sont répercutées sur les vols à destination d’Israël, dans un contexte d’estimations évoquant une possible frappe américaine contre l’Iran cette semaine.

La chaîne d’information israélienne Channel 12 a déclaré samedi soir : « Dans un climat de tensions avec l’Iran, la compagnie aérienne italienne ITA a annoncé l’annulation de ses vols nocturnes vers Israël jusqu’au 27 janvier en cours ».

La compagnie néerlandaise KLM avait, quant à elle, annoncé vendredi la suspension de ses vols vers Tel-Aviv jusqu’à lundi.

Le journal Israel Hayom a rapporté que la décision du groupe Lufthansa, prise le 15 janvier, consistant à n’assurer que des vols diurnes à destination et en provenance de Tel-Aviv, a été prolongée jusqu’au samedi 31 janvier 2026. Cette modification vise à permettre aux équipages de rentrer à leurs bases sans avoir à passer la nuit en Israël.

Il a également été précisé que le vol Lufthansa LH694, prévu de Francfort vers Tel-Aviv, a été annulé.

Concernant la frappe américaine potentielle contre l’Iran, Channel 12 a indiqué que le commandant du Commandement central de l’armée américaine, Brad Cooper, est arrivé à Tel-Aviv samedi soir pour tenir une réunion avec le chef d’état-major israélien Eyal Zamir et les chefs d’état-major.

Elle a ajouté que la réunion porte sur plusieurs dossiers, notamment Gaza et l’Iran.

Elle a poursuivi : « Il semble que la discussion de ce soir soit axée sur la coordination défensive entre les armées israélienne et américaine en préparation à une éventuelle opération militaire américaine en Iran ».

Elle a précisé : « Dans un contexte de déploiement de forces à des fins défensives et offensives, Israël estime que les États-Unis finiront par attaquer, mais il est entendu que le président Donald Trump n’a pas encore pris de décision ».

Elle a indiqué que « les Américains ont besoin de quelques jours supplémentaires pour acheminer toutes leurs forces dans la région, mais Israël se prépare à tous les scénarios, même les plus rigoureux. À ce stade, aucun changement n’a été apporté aux consignes du Commandement du front intérieur. Si un tel changement intervenait dans les prochains jours, le public en serait informé ».

Elle a ajouté : « L’état d’alerte israélien se poursuit, malgré les craintes d’une mauvaise appréciation de la situation, scénario dans lequel l’Iran attaquerait Israël en supposant que la décision américaine d’attaquer a déjà été prise ».

De son côté, le site d’information israélien Walla a estimé que « la visite de Brad Cooper pourrait constituer un signal d’apaisement ; tant qu’il est présent ici, une frappe américaine ne sera pas lancée ».

Il a précisé : « Selon le programme de la visite, Cooper doit rencontrer aujourd’hui le chef d’état-major Eyal Zamir ainsi que d’autres hauts responsables du système de sécurité, avant de quitter le territoire israélien demain. Le moment de son départ permet de comprendre que les vingt-quatre prochaines heures ne devraient pas connaître d’escalade avec l’Iran ».

Il a ajouté : « Ce n’est pas la première visite de Cooper en Israël, et l’objectif principal des rencontres est de renforcer la coopération, de coordonner l’évaluation de la situation régionale et de comprendre en profondeur ce qui se déroule dans les différentes zones entourant Israël. En ces jours tendus, la visite revêt une importance capitale, car elle ne se limite pas à des réunions de coordination, mais inclut également un soutien politico-militaire entre alliés ».

Il a poursuivi : « Si les États-Unis attaquent l’Iran et que le régime extrémiste décide de riposter en attaquant Israël, on peut estimer que la réponse de l’armée israélienne sera forte et d’une ampleur considérable. Permettre à Israël une liberté d’action au Moyen-Orient, par voie aérienne, maritime et terrestre, y compris dans le cyberespace et le spectre électromagnétique, nécessite un très haut niveau de coordination, en particulier avec les Américains ».

Il a ajouté : « Selon des sources politiques, il semble que le président des États-Unis, Donald Trump, qui garde ses cartes près de sa poitrine, n’ait pas encore tranché s’il se contentera d’une voie diplomatique de négociation en brandissant la menace, ou s’il entend, quoi qu’il en soit, afficher une force militaire susceptible d’entraîner la région dans une escalade ».

De son côté, Channel 13 a déclaré : « Les États-Unis achèvent le déploiement de leurs forces en mer, dans les airs et au sol en préparation à une éventuelle campagne militaire contre l’Iran ».

Elle a ajouté : « Jusqu’à samedi, les forces américaines ont été déployées en des points stratégiques au Moyen-Orient et dans le bassin méditerranéen, dans le cadre des préparatifs d’une attaque susceptible de durer plusieurs semaines, bien que les hauts responsables américains n’aient pas encore pris la décision finale ».

Elle a poursuivi : « Au cœur de la puissance navale se trouve le porte-avions USS Lincoln, positionné près de la mer d’Arabie, avec à son bord des milliers de soldats et près de 90 avions de combat, dont des F-35 et dix hélicoptères Black Hawk. À ses côtés se trouve un groupe d’attaque composé de destroyers et de sous-marins équipés de missiles Tomahawk. Parallèlement, des avions de combat F-15 ont été transférés vers différentes bases de la région afin de renforcer la présence aérienne ».

La chaîne a qualifié la semaine prochaine de décisive pour une frappe américaine contre l’Iran.

Elle a précisé : « Les hauts responsables de l’armée israélienne ont présenté aux Américains la position d’Israël, selon laquelle la frappe initiale doit inclure des cibles militaires claires ainsi que des cibles du régime ».

Elle a ajouté : « Selon la position israélienne, en plus de porter atteinte aux institutions gouvernementales afin d’encourager le renversement du régime par le peuple iranien, les avions américains doivent attaquer le système iranien de missiles sol-sol, qui constitue une menace directe pour l’État d’Israël ».

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