Trump fait pression sur ses conseillers au sujet de l’Iran, avec l’option zéro balle sur la table
Après avoir renoncé la semaine dernière à lancer des frappes contre l’Iran, le président américain continue de faire pression sur ses conseillers en faveur de ce qu’il appelle des « options militaires décisives ».
Le Wall Street Journal a rapporté, citant des responsables américains, que le président Donald Trump continue de pousser ses assistants à élaborer ce qu’il qualifie d’options militaires « décisives », alors même que l’Iran semble avoir renforcé son emprise sur le pays et cible les manifestants à travers une campagne de répression ayant fait des milliers de morts.
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Ces discussions se déroulent alors que les États-Unis envoient un porte-avions et des avions de chasse au Moyen-Orient.
Le quotidien américain estime que ce déploiement pourrait marquer le début d’un renforcement militaire plus large, donnant à Trump la capacité de frapper l’Iran s’il décidait d’y recourir.
Selon des responsables, Trump a utilisé à plusieurs reprises le terme « décisif » pour décrire l’impact qu’il souhaite voir produire toute initiative américaine à l’égard de l’Iran.
Cette formulation a conduit ses conseillers au Pentagone et à la Maison-Blanche à affiner un ensemble d’options à soumettre au président, y compris des scénarios visant à contraindre le régime à quitter le pouvoir.
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Les responsables travaillent également sur des options plus modérées, pouvant inclure le ciblage de sites des Gardiens de la Révolution.
Les responsables indiquent que Trump n’a pas encore donné d’ordre pour lancer des frappes contre l’Iran et que sa décision finale demeure incertaine. Toutefois, les discussions en cours montrent qu’il n’a pas exclu de sanctionner Téhéran pour la répression sanglante des manifestants, dans un contexte de détérioration de l’économie iranienne.
Hausse du nombre de victimes et risques politiques
Les estimations du nombre de morts varient, mais des responsables américains affirment que le chiffre est probablement bien supérieur aux données allant de 2 000 à 3 000 victimes.
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Mike Waltz, ambassadeur des États-Unis auprès des Nations unies, a indiqué samedi que, selon une évaluation de l’organisation internationale, les autorités iraniennes auraient tué jusqu’à 18 000 personnes.
Interrogé mardi sur la possibilité d’une frappe aérienne américaine contre l’Iran, Trump a affirmé que les dirigeants de Téhéran avaient répondu aux avertissements de Washington en annulant la semaine dernière des projets d’exécution concernant 837 personnes. Il a déclaré : « Nous devons attendre de voir ce qui se passera avec l’Iran. »
D’anciens responsables et des experts soulignent que la question essentielle pour l’administration américaine est de savoir « s’il est possible d’ébranler un régime étranger par la seule puissance aérienne américaine ».
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La Maison-Blanche doit également évaluer si l’administration est prête à mener une campagne militaire prolongée qui pourrait durer des semaines, voire des mois, si les manifestants en Iran retournent dans la rue et sollicitent la protection de Trump.
David Deptula, général de brigade à la retraite de l’US Air Force, a déclaré : « Il y a des choses que les options militaires peuvent accomplir et d’autres qu’elles ne peuvent pas faire dans le cadre d’une répression des droits humains. On peut dissuader certains comportements du régime de manière limitée. Mais si l’on est réellement déterminé à changer le régime, cela nécessitera des opérations aériennes et terrestres d’envergure. »
Alors que l’administration américaine discutera des prochaines étapes, l’armée américaine s’est empressée d’envoyer davantage de forces au Moyen-Orient.
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Avec l’intensification des manifestations iraniennes la semaine dernière, Trump a reçu plusieurs briefings sur la complexité d’une campagne militaire, notamment sur le fait que des frappes aériennes américaines ne garantiraient pas la chute du gouvernement.
Certains responsables ont soulevé des questions en interne quant à l’objectif politique de frappes contre l’Iran à ce stade.
L’option « sans balle »
Certains conseillers ont proposé des moyens non militaires pour sanctionner l’Iran, tels que le soutien aux manifestants via Internet ou l’imposition de nouvelles sanctions.
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Le secrétaire au Trésor Scott Bessent a affirmé que la pression économique américaine avait contribué à l’effondrement de l’économie iranienne en décembre, poussant les gens à descendre dans la rue, qualifiant cela de « politique économique sans tirer un coup de feu ».
Trump a envoyé des signaux contradictoires concernant un changement de direction en Iran, exprimant dans des entretiens ses doutes quant à la capacité des Iraniens à se rallier autour d’une figure post-régime, avant d’affirmer par la suite qu’il souhaitait le départ des dirigeants iraniens.
De son côté, le président iranien Massoud Pezeshkian a averti que toute attaque américaine contre son gouvernement constituerait une « déclaration de guerre contre la nation iranienne ».
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