Politique

Trump appuie sur la gâchette de la deuxième phase à Gaza : la paix prime sur les conditions de Netanyahou


Des médias israéliens ont révélé l’existence de divergences en coulisses entre la vision du président américain Donald Trump et celle du Premier ministre Benjamin Netanyahou concernant la paix à Gaza.

Selon le site The Times of Israel, Trump prévoit de dévoiler, la semaine prochaine, un Conseil de la paix ainsi que d’autres instances chargées de l’administration de la bande de Gaza après la guerre, après un report d’un mois, et espère entamer la mise en œuvre du plan dans les semaines à venir.

Cette initiative intervient alors même qu’Israël n’a pas encore récupéré la dépouille du dernier soldat israélien, Ran Gvili.

Le site cite des sources américaines bien informées selon lesquelles l’administration Trump a informé le Premier ministre Benjamin Netanyahou, la semaine dernière, qu’elle restait engagée à la fois à récupérer la dernière dépouille et à désarmer le Hamas, mais qu’elle n’était pas disposée à conditionner le lancement de la deuxième phase du plan de paix pour Gaza à la réalisation de l’un ou l’autre de ces objectifs.

Israël avait refusé d’avancer vers la deuxième phase — visant à mettre en place des mécanismes liés à la reconstruction de Gaza et à sa gestion après la guerre — tant que le Hamas n’aurait pas restitué la dépouille du soldat Ran Gvili et tant qu’il n’aurait pas été désarmé.

L’administration Trump cherche à annoncer, la semaine prochaine, la création du Conseil de la paix, ainsi qu’une autorité transitoire comprenant un comité de technocrates palestiniens. Washington avait initialement prévu de révéler la composition de ces instances à la mi-décembre, mais l’annonce a été reportée en raison des difficultés à rallier un soutien international, tandis que l’accord de cessez-le-feu conclu en octobre entre Israël et le Hamas peine à se maintenir.

Selon les mêmes sources, Trump a informé Netanyahou lors de leur rencontre la semaine dernière en Floride de son souhait d’avancer rapidement vers la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu. Il a ajouté que le Premier ministre avait exprimé certaines inquiétudes, tout en affirmant qu’Israël coopérait avec cet effort.

D’après The Times of Israel, les États-Unis ont reçu des engagements de l’Égypte, du Qatar, du Royaume-Uni, de l’Italie et de l’Allemagne pour rejoindre le Conseil de la paix.

Depuis lors, Washington s’emploie à rallier d’autres pays, sans grand succès. Les États-Unis envisagent également de pourvoir certains sièges de l’instance par les dirigeants de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international et du Forum économique mondial.

Les États-Unis espèrent annoncer la composition du Conseil de la paix la semaine prochaine, ce qui permettrait de lancer une première levée de fonds avant la réunion inaugurale de l’organe, prévue la semaine suivante en marge du Forum économique mondial de Davos, en Suisse.

Un responsable américain a précisé que le calendrier restait flexible, d’autres dossiers de politique étrangère, tels que le Venezuela ou l’Ukraine, pouvant devenir prioritaires. Il a ajouté que l’administration Trump souhaitait également que le Conseil de la paix contribue à la résolution d’autres conflits à travers le monde.

Afficher plus
Bouton retour en haut de la page