Politique

Trump annonce la formation d’un Conseil de la paix pour Gaza


Au lendemain de l’annonce officielle de la création de la Commission nationale pour l’administration de Gaza, composée de 15 personnalités palestiniennes indépendantes, le président américain Donald Trump a déclaré que le Conseil de la paix dédié à Gaza avait été formé.

Trump a annoncé la création du « Conseil de la paix » pour Gaza, prévu dans le cadre du plan américain visant à mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien.

Sur sa plateforme Truth Social, Trump a déclaré : « C’est pour moi un immense honneur d’annoncer que le Conseil de la paix a été formé », ajoutant que « la liste de ses membres sera révélée prochainement ».

Il a également affirmé : « Je peux confirmer qu’il s’agit du conseil le plus grand et le plus prestigieux jamais formé, en tout temps et en tout lieu ».

Le Conseil de la paix, qui sera présidé par le président américain, devrait inclure des chefs d’État et des chefs de gouvernement arabes et internationaux. La Commission nationale pour l’administration de Gaza sera responsable devant ce conseil.

Le président américain a indiqué soutenir le « gouvernement technocratique palestinien récemment formé » à Gaza.

Dans un message publié sur Truth Social, il a écrit : « Je soutiens le gouvernement technocratique palestinien récemment formé, à savoir la Commission nationale pour l’administration de Gaza, avec le soutien du représentant suprême du Conseil, afin de gérer Gaza durant la période de transition ».

Selon les prévisions, le diplomate bulgare Nikolaï Mladenov, envoyé spécial des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient de début 2015 à fin 2020, devrait diriger les opérations sur le terrain du Conseil de la paix.

D’après le site Axios, les pays susceptibles de rejoindre le Conseil incluent le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Arabie saoudite, le Qatar, l’Égypte et la Turquie.

Jeudi, des responsables américains ont annoncé que Washington avait commencé à envoyer des invitations à des parties internationales afin de participer au « Conseil de la paix » international, qui assumera temporairement l’administration de la bande de Gaza.

Cette initiative intervient après l’annonce par Washington du lancement de la deuxième phase du plan Trump pour Gaza, malgré l’inachèvement de certains éléments essentiels de la première phase, selon les mêmes responsables.

Ces derniers ont indiqué que « de nombreux pays » participeront à une force de maintien de la paix à Gaza, dont l’annonce se fera en temps voulu, tout en soulignant les efforts de Washington pour encourager la Turquie et Israël à rétablir leurs relations.

Ils ont également révélé que les principales décisions concernant Gaza seront annoncées lors du Forum de Davos, précisant que les États-Unis mèneront des discussions avec Israël au sujet d’un éventuel programme d’amnistie pouvant être proposé au Hamas.

Ils ont ajouté que Washington entamera également des discussions avec le Hamas concernant la phase suivante du plan, axée sur le désarmement, tout en reconnaissant que Israël demeure sceptique quant à la faisabilité de cette démarche.

Mercredi, l’envoyé américain Steve Witkoff avait annoncé le lancement de la deuxième phase du plan du président américain Donald Trump visant à mettre fin à la guerre à Gaza.

Dans un message publié sur la plateforme X, Witkoff a déclaré : « Aujourd’hui, au nom du président Trump, nous annonçons le lancement de la deuxième phase du plan présidentiel en 20 points pour mettre fin au conflit à Gaza, qui fait la transition d’un cessez-le-feu vers le désarmement, une gouvernance technocratique et la reconstruction ».

Il a ajouté : « La deuxième phase établit une administration palestinienne technocratique transitoire à Gaza, à savoir la Commission nationale pour l’administration de Gaza, et lance un processus complet de désarmement et de reconstruction, notamment le désarmement de tous les individus non autorisés à s’y trouver ».

Witkoff a affirmé que « les États-Unis attendent du Hamas qu’il respecte pleinement ses engagements, y compris la restitution immédiate du dernier otage décédé », avertissant que « le non-respect de ces engagements entraînera de graves conséquences ».

Il a souligné que « la première phase a permis une aide humanitaire historique, a maintenu le cessez-le-feu et a assuré le retour de tous les otages vivants ainsi que des dépouilles de 27 des 28 otages décédés ».

L’envoyé américain a déclaré : « Nous sommes extrêmement reconnaissants envers l’Égypte, la Turquie et le Qatar pour leurs efforts de médiation indispensables, qui ont rendu possibles tous ces progrès jusqu’à présent ».

Dans le cadre de cette phase, Israël devrait entamer des retraits supplémentaires d’environ 53 % de la bande de Gaza, tandis que la reconstruction débutera dans la zone de Rafah, au sud du territoire.

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