Moyen-Orient

Trêve de Gaza : Trois divergences empêchent un accord de cessez-le-feu


Alors que les efforts internationaux se poursuivent pour mettre fin à la guerre à Gaza, des désaccords fondamentaux continuent d’entraver la conclusion d’un accord définitif de cessez-le-feu entre Israël et le mouvement Hamas.

L’Égypte, le Qatar et les États-Unis tentent de rapprocher les points de vue, mais les obstacles persistent. 

Selon des sources israéliennes, l’envoyé américain pour le Moyen-Orient, Steve Wietkoff, a présenté une nouvelle proposition de cessez-le-feu, acceptée par le Hamas sous réserve de certaines modifications. Israël, quant à lui, exige des ajustements supplémentaires.

Dans le cadre de ces négociations, les estimations israéliennes indiquent que 59 otages israéliens se trouvent encore à Gaza, dont 24 seraient vivants, tandis que 35 seraient présumés morts.

Les points de désaccord portent sur le nombre d’otages libérés, le calendrier de la deuxième phase et les préparatifs israéliens pour une éventuelle extension de l’opération militaire.

Le nombre d’otages libérés

La chaîne israélienne 12 News rapporte que le Hamas propose de libérer cinq otages en échange d’un cessez-le-feu de 50 jours, tandis qu’Israël insiste sur la libération de 11 otages vivants, soit la moitié des otages en vie, en échange d’une trêve de 40 jours.

Selon le journal Israel Hayom, le Hamas a accepté la proposition de Wietkoff de libérer cinq otages israéliens vivants en échange d’un cessez-le-feu prolongé. Cependant, Israël a rejeté cette offre et exige le respect du cadre initial, qui prévoit la libération de la moitié des otages vivants dès le début des discussions sur la deuxième phase.

Le journal ajoute qu’Israël réclame des garanties pour assurer que l’aide humanitaire parvienne bien aux civils palestiniens et non au Hamas, ainsi que des assurances sur la sécurité de tous les otages pendant et après la trêve.

Un responsable israélien a indiqué que le Hamas avait fait preuve d’une flexibilité inédite en acceptant d’envisager la libération de cinq otages supplémentaires, une décision attribuée à la pression militaire et aux restrictions sur l’entrée des marchandises à Gaza.

Le calendrier de la deuxième phase

Ce point de divergence concerne la date du début des négociations sur la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu.

Le Hamas exige un engagement clair d’Israël à entamer ces négociations, tandis qu’Israël se limite à déclarer qu’il négociera cette phase uniquement si le Hamas accepte la proposition de Wietkoff, sans garantir son achèvement dans un délai de 40 à 50 jours.

Le retrait de l’armée israélienne et les garanties contre la reprise des hostilités

Selon la radiodiffusion publique israélienne, le Hamas exige un retrait total des forces israéliennes de la bande de Gaza dans le cadre de l’accord, une requête catégoriquement rejetée par Israël.

Le mouvement palestinien réclame également des garanties internationales empêchant Israël de reprendre les combats après la fin de la trêve, une demande que Tel-Aviv refuse également.

Préparatifs pour une extension de l’opération militaire

D’après la chaîne israélienne 12 News, l’armée israélienne se prépare à mener une série d’opérations militaires de grande envergure si le Hamas rejette la proposition israélienne. Ces opérations incluraient la prise de nouveaux territoires à Gaza et d’autres mesures destinées à renforcer la pression sur les négociations.

La chaîne précise qu’Israël privilégie l’épuisement des options diplomatiques avant de lancer une offensive militaire majeure, un processus qui pourrait durer plusieurs semaines. En cas d’échec des pourparlers, l’armée israélienne se dit prête à infliger ce qu’elle qualifie de « défaite au Hamas ».

Dans cette phase critique, les médiateurs internationaux ont la lourde tâche de trouver un compromis permettant aux deux parties de parvenir à un accord, alors que les tensions politiques et militaires restent vives.

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