Révélation choquante des Frères musulmans à Taëz : pillage des revenus et refus de les transférer à la Banque centrale

Dans une déclaration qui a suscité étonnement et critiques, l’axe militaire de Taëz, loyal au parti Al-Islah — la branche politique des Frères musulmans au Yémen — a admis ouvertement avoir saisi les revenus locaux et imposé des taxes illégales, refusant de remettre ces fonds à la Banque centrale du Yémen à Aden, malgré les efforts du gouvernement légitime pour unifier les flux de revenus et renforcer la réforme financière du pays.
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Le parti Al-Islah a poussé ses activistes à lancer des attaques médiatiques contre le Premier ministre yéménite Salim bin Brik et le ministre de la Défense, le général Mohsen al-Daeri, suite à leur demande adressée à l’axe de Taëz de transférer ces ressources vers les comptes officiels de la Banque centrale, dans le cadre d’une réforme visant à unifier les recettes.
Cette admission intervient seulement deux jours après la publication de documents officiels révélant que des unités militaires loyales aux Frères musulmans à Taëz ont détourné environ 2 milliards 226 millions 25 mille rials yéménites provenant des taxes sur le qat, plus de 600 millions de rials issus des taxes sur le carburant et le gaz, et plus de 100 millions de rials par mois provenant de la direction de l’Immigration et des passeports.
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Selon ces documents, l’axe de Taëz a justifié ces opérations illégales par le manque de soutien central des autorités supérieures, affirmant que le président du Conseil présidentiel, Rashad al-Alimi, avait renvoyé le problème aux autorités locales. Les sources gouvernementales ont dénoncé ces affirmations comme illogiques et constitutives d’une violation de la Constitution et de la loi.
Des sources privées révèlent qu’environ 30 % des taxes et prélèvements imposés par ces unités militaires bénéficient directement au département économique du parti Al-Islah dans la province, ce qui illustre la détermination du parti à refuser la remise des ressources officielles sous des prétextes fallacieux.
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Le journaliste yéménite Omar Hassan a souligné que le problème principal à Taëz n’est pas le manque de soutien aux combattants, mais la prolifération des taxes et l’absence d’activation des institutions de l’État. Il a insisté sur le fait que le transfert des revenus à la Banque centrale constitue la véritable garantie pour renforcer la participation de Taëz en tant que membre actif de l’État et assurer les droits de la province ainsi que les droits des soldats.
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