Réunion secrète des Frères musulmans en parallèle aux événements du Yémen
Après avoir perdu son élan politique et vu sa structure organisationnelle se désintégrer, le groupe des Frères musulmans, classée terroriste dans plusieurs pays, tente de rétablir sa présence à travers les zones de conflit.
Une dynamique qui coïncide avec des évolutions rapides sur plusieurs théâtres, notamment au Yémen, où des mouvements sur le terrain ont émergé parallèlement à la tenue d’une réunion élargie de dirigeants et de réseaux liés au mouvement à l’étranger, mettant en lumière les tentatives de coordination des rôles au niveau régional.
Dans ce contexte, des sources informées ont révélé que des dirigeants des Frères musulmans ont tenu une réunion secrète vendredi dernier à Istanbul.
Selon ces sources, la réunion a rassemblé des responsables, des branches et des réseaux affiliés aux Frères musulmans dans plusieurs pays arabes, en plus de structures organisationnelles basées en Europe, dont le courant de Londres dirigé par Salah Abdelhaq, malgré le démenti de ce dernier concernant la tenue d’une telle rencontre.
Ce qui a attiré l’attention, selon les mêmes sources, est la présence de représentants du courant d’Istanbul (dirigé par Mahmoud Hussein), alors que leur participation aux réunions de l’organisation internationale était suspendue — une démarche qui semble traduire la volonté du mouvement de dépasser provisoirement les divergences afin d’exploiter le contexte des événements au Yémen.
Les Frères musulmans et l’exploitation des événements d’Hadramout
Mohammed Saleh Batees, président par intérim de l’Autorité exécutive du Conseil de transition du Sud à Hadramout, a mis en garde contre le fait que les Frères musulmans et des organisations extrémistes comme les Houthis et Al-Qaïda sont les principaux bénéficiaires des décisions récemment annoncées par le président du Conseil de direction, Rashad Al-Alimi.
Batees a affirmé que ces décisions ravivent l’espoir des Frères musulmans de faire leur retour.
Au cours des derniers jours, des forces affiliées aux Frères musulmans au Yémen ont commis de graves violations, ayant entraîné des victimes civiles, des bombardements d’infrastructures vitales, ainsi que l’imposition de blocus terrestres et la fermeture d’aéroports, notamment ceux de Seiyun et d’Aden, en plus de restrictions sévères sur la circulation des citoyens et des voyageurs.
Ces pratiques, selon un communiqué du Conseil de transition du Sud, « s’élèvent au niveau de crimes contre l’humanité et constituent une violation flagrante des chartes et accords internationaux ».
