Première année du second mandat de Trump : paix, frappes record et classement des Frères musulmans
Le 20 janvier 2025, Donald Trump est entré à la Maison-Blanche pour la seconde fois, inaugurant une année riche en événements et en prises de position, dont certains ont déjà trouvé leur place dans les livres d’histoire.
Donald Trump est revenu à la présidence il y a un an avec la ferme intention d’exercer une influence plus marquée que lors de son premier mandat.
Un an plus tard, on peut dire que le président a tenu cette promesse. Presque chaque jour, l’actualité faisait état d’évolutions que nul de ses prédécesseurs n’aurait imaginées, y compris durant son propre premier mandat.
Bien entendu, Trump ne s’est pas contenté de multiplier les initiatives spectaculaires au quotidien ; il a également supervisé des changements moins médiatisés, mais tout aussi importants.
Ainsi, certains observateurs estiment que Trump a dépassé les limites des prérogatives présidentielles en matière de politique étrangère.
Historiquement, les présidents exercent un large pouvoir à l’extérieur, et le Congrès les a souvent peu contrôlés lors de l’engagement dans des conflits. Mais Trump est allé encore plus loin, selon le quotidien britannique The Independent.
L’ancienne députée républicaine Barbara Comstock a déclaré à The Independent : « Par exemple, au Venezuela, il n’a pas informé le “Gang of Eight” », le groupe de parlementaires traditionnellement consultés avant toute opération militaire.
Outre l’opération au Venezuela, qui a conduit à l’arrestation de l’ancien dirigeant Nicolás Maduro, Trump a autorisé des opérations militaires en Iran, au Yémen, en Syrie et au Nigeria.
L’administration Trump a mené plusieurs frappes aériennes meurtrières contre des embarcations soupçonnées de transporter de la drogue dans la région des Caraïbes, ce que les critiques ont qualifié d’illégal, tout en formulant des menaces sans précédent d’annexion à l’encontre d’alliés tels que le Groenland et le Canada.
Au cours de la première année du mandat actuel de Donald Trump, l’armée américaine a mené un nombre de frappes aériennes proche de celui réalisé durant l’ensemble de la présidence de Joe Biden, selon un décompte de l’ONG Acled.
D’après l’organisation, le nombre total de frappes menées depuis l’entrée en fonction de Trump pour son second mandat, le 20 janvier 2025, a atteint 672 frappes aériennes, y compris des attaques de drones, contre 694 durant toute la présidence de Joe Biden entre 2021 et 2025.
Les efforts de paix
Trump a entamé son second mandat en promettant de mettre fin à la guerre de la Russie contre l’Ukraine en l’espace d’un jour. Pourtant, un an plus tard, le conflit se poursuit malgré de nombreuses négociations de paix parrainées par les États-Unis et les efforts considérables déployés par le président lui-même.
Néanmoins, Trump se félicite d’avoir mis fin à huit guerres depuis son retour au pouvoir et a déclaré : « Je ne peux penser à personne dans l’histoire qui mérite davantage le prix Nobel que moi ».
Parmi ces conflits figure la guerre dans la bande de Gaza, où un plan américain a conduit à un cessez-le-feu et à des étapes en cours d’application afin d’éviter une reprise des hostilités. La médiation du président a également permis de mettre un terme, il y a quelques mois, à une confrontation aiguë entre l’Inde et le Pakistan.
Parmi les guerres que Trump affirme avoir stoppées figurent également celles entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, la Serbie et le Kosovo, ainsi qu’entre Israël et l’Iran.
Le classement des Frères musulmans
La semaine dernière, l’administration du président américain Donald Trump a décidé de classer les branches du groupe des Frères musulmans en Égypte, en Jordanie et au Liban comme organisations terroristes, et d’imposer des sanctions à leur encontre ainsi qu’à leurs membres.
Les ministères américains du Trésor et des Affaires étrangères ont annoncé mardi des mesures visant les branches des Frères musulmans au Liban, en Jordanie et en Égypte, estimant qu’elles représentent une menace pour les États-Unis et les intérêts américains.
Le département d’État a classé la branche libanaise des Frères musulmans comme « organisation terroriste étrangère », la catégorie la plus sévère, rendant toute aide matérielle passible de poursuites pénales.
De son côté, le département du Trésor a inscrit les branches jordanienne et égyptienne sur la liste des « organisations terroristes mondiales spécialement désignées » pour leur soutien au mouvement Hamas.
