Moyen-Orient

Pour la première fois depuis six décennies, la mosquée Al-Aqsa sans prière de l’Aïd al-Fitr


Pour la première fois depuis près de six décennies, des centaines de fidèles ont accompli la prière de l’Aïd al-Fitr aux abords de la mosquée Al-Aqsa, à Jérusalem-Est occupée, après avoir été empêchés par les forces israéliennes d’accéder à ses esplanades.

Cette situation intervient alors que la mosquée Al-Aqsa demeure fermée pour le vingt-et-unième jour consécutif. Les fidèles se sont rassemblés aux points les plus proches qu’ils ont pu atteindre, notamment dans les zones de la porte de Damas (Bab al-Amoud) et de la porte des Lions (Bab al-Sahira), où les takbirs de l’Aïd ont retenti malgré les mesures de sécurité strictes.

Ces événements se sont accompagnés d’interventions répétées des forces israéliennes, qui ont tiré des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes en direction des fidèles près de Bab al-Sahira, les empêchant d’avancer vers la mosquée Al-Aqsa. Un jeune homme a également été arrêté dans la rue Salah al-Din, dans le cadre de restrictions imposées aux habitants et visant à les empêcher de pratiquer leurs rites religieux, selon des sources médiatiques palestiniennes.

Fidèles aux abords de la mosquée Al-Aqsa

Malgré cela, les fidèles ont insisté pour accomplir la prière de l’Aïd dans les rues, affluant dès les premières heures du matin et scandant les takbirs.

Le gouvernorat de Jérusalem a estimé que la poursuite de la fermeture de la mosquée Al-Aqsa et l’interdiction de la prière de l’Aïd dans ses esplanades « constituent une escalade grave et sans précédent ainsi qu’une violation flagrante de la liberté de culte », affirmant que ces mesures visent à « imposer de nouvelles réalités et à isoler la mosquée de son environnement palestinien ». Il a appelé la communauté internationale à intervenir d’urgence pour mettre fin à ces violations et garantir la liberté de culte.

Le 28 février dernier, les autorités israéliennes ont fermé la mosquée et la vieille ville de Jérusalem sous prétexte de l’instauration de l’état d’urgence, coïncidant avec l’offensive conjointe américano-israélienne contre l’Iran.

Il s’agit de la première fois que la prière de l’Aïd est empêchée depuis l’occupation de Jérusalem par Israël en 1967.

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