Moyen-Orient

Nouvelle complication dans les négociations de Gaza : le Hamas rejette la dernière offre d’Israël


Dans un nouveau développement qui complique les négociations de cessez-le-feu à Gaza, le Hamas a rejeté la dernière offre d’Israël présentée par l’intermédiaire des médiateurs.

Selon des responsables du Hamas, mercredi, le mouvement a refusé la proposition présentée par Israël lors des négociations indirectes en cours entre les deux parties.

L’un des responsables, s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès de l’AFP, a déclaré que « le Hamas a décidé de ne pas traiter la dernière proposition israélienne présentée par les médiateurs », accusant Israël de « chercher à perturber la proposition égypto-qatarie et à empêcher tout accord. »

Un autre dirigeant du Hamas a indiqué que le mouvement appelle « les médiateurs et la communauté internationale à obliger Israël à respecter ce qu’il a signé et à interagir positivement avec la proposition des médiateurs. »

Détails de la proposition israélienne

L’offre inclut la libération de 10 otages israéliens en échange de la libération de plusieurs prisonniers palestiniens, ainsi que la libération du soldat kidnappé Idan Alexander « en l’honneur » du président américain Donald Trump.

La proposition prévoit également un cessez-le-feu de 40 jours, durant lesquels le Hamas fournirait des informations sur l’état de tous les otages en sa possession, vivants ou morts, après cinq jours. Après dix jours, 16 otages décédés seraient libérés.

Durant cette période, l’accord prévoit aussi la reprise des discussions sur la phase suivante de l’accord, y compris la manière de sécuriser la vie des otages et d’assurer l’acheminement de l’aide alimentaire vers Gaza.

Concernant les demandes supplémentaires, la proposition souligne la nécessité de maintenir la santé et la sécurité des otages.

Selon les estimations israéliennes, le blocus logistique et humanitaire imposé à Gaza, ainsi que les pressions militaires, ont commencé à affecter la position du Hamas.

Israël a averti par l’intermédiaire des médiateurs que si le Hamas ne répondait pas à la proposition rapidement, la pression sur le groupe augmenterait, Israël ayant l’intention de mettre en œuvre une stratégie visant à étendre les zones de sécurité à Gaza et à renforcer le blocus logistique.

Israël a également évoqué l’augmentation des manœuvres militaires terrestres à Gaza, y compris la prise de nouveaux territoires et l’escalade des attaques si le Hamas rejetait l’offre.

Selon les estimations israéliennes, 59 otages israéliens sont toujours à Gaza, dont 24 vivants et 35 morts.

Après deux mois de trêve à Gaza et plusieurs semaines de négociations infructueuses sur une prolongation de celle-ci, Israël a repris ses bombardements et son attaque militaire contre Gaza le 18 mars.

Israël considère que la pression militaire est le seul moyen de forcer le Hamas à remettre les otages vivants ou morts toujours en sa possession.

Samedi, le principal négociateur du Hamas a déclaré que le mouvement avait accepté une nouvelle proposition de cessez-le-feu à Gaza présentée par les médiateurs.

Dans un rejet implicite des termes de cette offre, le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué qu’Israël « avait soumis une contre-proposition aux médiateurs en coordination complète avec les États-Unis. »

Proposition des médiateurs

Un responsable du Hamas a déclaré que la proposition égypto-qatarie prévoit un cessez-le-feu de 50 jours durant lequel le mouvement palestinien libérerait « 5 soldats israéliens », dont un avec la nationalité américaine, en échange de la libération de 250 prisonniers palestiniens détenus par Israël, dont 150 condamnés à la prison à vie.

La proposition prévoit également que Israël libère 2 000 Palestiniens détenus à Gaza depuis le 7 octobre 2023, date de l’attaque lancée par le Hamas qui a déclenché la guerre.

Selon la même source, la proposition acceptée par le Hamas inclut également le retrait de l’armée israélienne des zones de Gaza où elle est réintervenue depuis le 18 mars, ainsi que l’acheminement d’aide humanitaire vers le territoire palestinien assiégé, sur lequel Israël impose un blocus total depuis le 2 mars.

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