Politique

Mesure sans précédent… Un bracelet électronique pour mettre fin aux violences des colons en Cisjordanie.


L’armée israélienne a annoncé lundi une nouvelle mesure destinée à freiner les violences des colons en Cisjordanie.

Elle a indiqué qu’elle autoriserait la surveillance électronique de personnes soumises à une mesure administrative restreignant leurs déplacements en Cisjordanie occupée. Cette mesure vise précisément les colons violents, selon des médias israéliens, alors que les incidents se sont multipliés depuis le déclenchement de la guerre à Gaza.

L’armée a précisé dans un communiqué que cette surveillance a pour objectif de vérifier le respect de la mesure administrative.

Selon la chaîne israélienne 12, cette surveillance sera effectuée au moyen d’un bracelet électronique.

Toujours selon la même source, cette décision a été adoptée à la demande du chef du Shin Bet (service de sécurité intérieure), David Zini, afin d’endiguer l’escalade de violences commises par des colons israéliens contre des Palestiniens en Cisjordanie.

Répondant à une question de l’Agence France-Presse, l’armée a affirmé que la mesure s’appliquerait aussi bien aux Israéliens qu’aux Palestiniens.

L’organisation d’extrême droite « Haninu », qui fournit une assistance juridique aux colons et aux extrémistes, a qualifié cette décision de « démarche antidémocratique rappelant les méthodes des régimes répressifs ».

À l’exception de Jérusalem-Est, environ 500 000 colons israéliens vivent en Cisjordanie, dans des colonies que l’ONU considère comme illégales au regard du droit international, aux côtés d’environ trois millions de Palestiniens.

Depuis l’attaque sans précédent menée par le mouvement Hamas contre le sud d’Israël le 7 octobre 2023, les violences perpétrées par des colons se sont intensifiées, notamment de la part de ceux installés dans des « avant-postes » considérés comme illégaux même par le droit israélien, et leurs agressions contre les communautés locales se sont multipliées.

Le mois d’octobre 2025 a été le plus violent depuis que l’ONU a commencé, en 2006, à recenser les attaques de colons.

Des organisations non gouvernementales spécialisées dans la documentation de ces attaques soulignent que les agresseurs sont rarement traduits en justice.

En novembre dernier, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a dénoncé « les émeutes violentes provoquées par une poignée d’extrémistes qui ne représentent pas les colons en Judée-Samarie (Cisjordanie) et tentent de se rendre justice eux-mêmes ».

Il a ajouté : « J’ai l’intention de m’occuper personnellement de cette question. »

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