L’Ukraine sous le feu : 600 000 personnes sans électricité et attaques mutuelles avec la Russie
L’Ukraine a été la cible, ces dernières heures, d’une vaste offensive russe ayant provoqué une coupure d’électricité chez plus de 600 000 personnes, dont un demi-million dans la capitale, Kyiv.
L’attaque a fait des morts et des blessés, alors que les négociations de paix se poursuivent, sous médiation américaine, sans progrès concret.
Le ministère ukrainien de l’Énergie a indiqué que les frappes avaient visé des installations vitales à Kyiv et dans cinq autres régions, affectant directement la vie des civils et touchant l’infrastructure essentielle de la ville. Les équipes d’urgence tentent de rétablir progressivement le courant, mais l’ampleur des dégâts rend la tâche difficile.
Parallèlement, le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sybiha, a annoncé que l’attaque avait causé la mort de deux personnes et blessé vingt-quatre autres, dont quinze à Kyiv. Il a ajouté que la Russie avait tiré des dizaines de missiles de croisière et de missiles balistiques, ainsi que plus de 500 drones, ciblant des habitations, des réseaux énergétiques et d’autres infrastructures vitales. Sur X, Sybiha a écrit : « Tandis que le monde discute des plans de paix, la Russie poursuit son propre plan : tuer et détruire. »
Les explosions nocturnes ont semé la panique dans la capitale, tandis que plusieurs régions du pays ont signalé des interceptions de drones et de missiles, au milieu d’avertissements répétés du gouvernement sur le risque de nouvelles victimes.
Des négociations de paix confrontées aux réalités du terrain
Ces escalades surviennent alors que l’Ukraine poursuit ses discussions avec les États-Unis sur les conditions d’un éventuel accord de paix. Washington cherche à jouer les médiateurs entre Kyiv et Moscou pour mettre fin à une guerre qui dure depuis près de quatre ans. Kyiv et ses alliés européens réaffirment leur volonté de parvenir à la paix, tout en rejetant certaines conditions initiales proposées par Washington, notamment tout retrait de territoires contrôlés ou toute limitation future aux alliances militaires.
Le gouvernement ukrainien souligne que la poursuite des attaques russes complique le processus de négociation et met en lumière l’ampleur des obstacles à tout accord réel sur le terrain.
La Russie face aux conséquences des attaques ukrainiennes
De leur côté, les autorités russes ont indiqué qu’un incendie limité s’était déclaré dans la raffinerie de pétrole d’Afypsky, située dans la région de Krasnodar, dans le sud du pays, à la suite de la chute de débris de drones lancés par l’Ukraine.
Elles ont précisé que le feu avait été rapidement maîtrisé et que les réservoirs n’avaient pas été touchés, même si certains équipements techniques avaient subi des dommages mineurs.
Le ministère russe de la Défense a annoncé que les unités de défense aérienne avaient intercepté et détruit 103 drones ukrainiens au cours de la nuit dans plusieurs régions russes, dont onze au-dessus de Krasnodar.
Dans un incident distinct, une station pétrolière russe a suspendu ses opérations après une attaque menée par un drone maritime, selon l’opérateur local. Moscou poursuit l’évaluation des dégâts et tente de garantir la stabilité de l’approvisionnement énergétique.
La guerre des drones fait monter la tension
La dernière vague d’attaques illustre la forte dépendance des deux parties à l’égard des drones dans leurs opérations militaires, ce qui accentue la complexité de la situation humanitaire et sécuritaire. Les analyses indiquent que ces opérations marquent un tournant dans la nature de la guerre entre l’Ukraine et la Russie, où le ciblage des infrastructures civiles et énergétiques est devenu un outil stratégique de pression mutuelle, alors que les discussions de paix continuent pour tenter d’atténuer le conflit.
Les civils à Kyiv et dans les autres zones touchées tentent de poursuivre leur vie malgré des coupures d’électricité répétées, tandis que le gouvernement met en garde contre de nouvelles attaques russes. La communauté internationale insiste, quant à elle, sur la nécessité urgente d’une solution politique afin d’éviter davantage de pertes humaines et de dégâts économiques.
