Politique

L’Irlande contredit les affirmations de l’Algérie et du Polisario concernant la visite de Ghali à Dublin

L'ambassade d'Irlande au Maroc confirme qu'Ibrahim Ghali n'a pas visité Dublin dans le cadre d'une visite d'État, et la délégation des séparatistes n'a pas bénéficié d'une quelconque réception officielle


L’ambassade d’Irlande au Maroc a affirmé que la visite effectuée par Ibrahim Ghali, chef du Front Polisario, à Dublin la semaine dernière n’était pas officielle, contredisant ainsi les allégations algériennes selon lesquelles il s’agissait d’une « visite d’État », tout en réaffirmant le soutien de l’Irlande à sa position sur le conflit artificiel autour du Sahara marocain et son engagement en faveur des efforts des Nations unies.

L’ambassade d’Irlande au Maroc a souligné que « Dublin ne reconnaît pas l’entité imaginaire », précisant que Ghali n’avait pas visité Dublin sur invitation officielle, mais que sa visite était privée, selon le site « Medi 21 » marocain.

Elle a déclaré sur la plateforme « X », auparavant Twitter, que « la position de l’Irlande concernant le conflit au Sahara marocain à long terme est qu’elle soutient pleinement les efforts menés par les Nations unies et le Secrétaire général pour parvenir à un règlement politique final et mutuellement acceptable de cette question ».

Ce démenti officiel démontre l’échec des efforts du leader des séparatistes visant à perturber les relations étroites entre l’Irlande et le Maroc, qui est un partenaire fiable de l’Union européenne et a conclu divers accords et partenariats dans différents secteurs économiques.

Les médias irlandais ont également souligné que « des représentants du Front Polisario ont visité l’Irlande la semaine dernière pour assister à un événement organisé par une association obscurantiste favorable à la séparation active en Europe », selon le site marocain « Tel Quel ».

L’ambassade d’Irlande au Maroc a nié que la délégation des séparatistes ait bénéficié d’une quelconque réception officielle lors de son arrivée à Dublin, contredisant ce que les médias algériens avaient annoncé comme une réponse à une invitation officielle.

Ce n’est pas la première fois que l’Algérie adopte des tactiques de désinformation et invente des récits sans fondement, poussée par son plan visant à prolonger le conflit artificiel autour du Sahara marocain et ses efforts acharnés pour fournir un soutien politique aux dirigeants du Polisario et soutenir l’argument du « référendum d’autodétermination ».

Il y a deux semaines, les médias algériens ont déformé une déclaration de l’ambassadrice des États-Unis en Algérie, Elizabeth Moore Aubin, prétendant qu’elle avait exprimé une position en faveur du « référendum d’autodétermination », alors qu’elle avait en réalité noté que « le conflit artificiel autour du Sahara marocain avait duré trop longtemps ».

Les données officielles irlandaises indiquent que « les exportations de Dublin vers Rabat ont atteint environ 70 millions d’euros au cours du premier semestre de 2023, en augmentation d’environ 21 % par rapport à 2022 », selon la même source.

Le ministère irlandais des Affaires étrangères avait réaffirmé en novembre dernier son engagement en faveur d’une « résolution pacifique du conflit artificiel autour du Sahara marocain », soulignant qu’il « a toujours soutenu cette position et l’a affirmée à plusieurs reprises lors de son adhésion non permanente au Conseil des Nations unies ».

Il a également affirmé qu’au cours des cinq dernières années, il n’avait « fourni aucune assistance financière directe ou directe aux camps des réfugiés sahraouis à Tindouf, en Algérie ».

Le démenti irlandais des allégations algériennes selon lesquelles la visite était officielle est un coup dur pour le Front séparatiste, qui fait face à un isolement croissant jour après jour, alors que les reconnaissances internationales de la marocanité du Sahara se multiplient et que le consensus quasi international sur l’efficacité de la proposition d’autonomie sous souveraineté marocaine, proposée par Rabat, comme seule solution au règlement du conflit artificiel.

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