L’Iran et le Hezbollah mènent des attaques simultanées contre Israël
L’Iran a procédé à trois tirs de missiles, dont certains à sous-munitions, visant différentes zones en Israël, faisant quatre blessés dans la ville de Bnei Brak.
Quatre personnes ont été blessées à Bnei Brak, dans le centre d’Israël, à l’aube jeudi, à la suite d’attaques de missiles lancées depuis l’Iran, présentées comme une réponse à la menace du président américain Donald Trump de détruire le programme balistique de Téhéran. Parallèlement, le Hezbollah a mené des attaques coordonnées contre des sites militaires dans le nord d’Israël.
Au cours des premières heures de l’aube, l’Iran a effectué trois salves de missiles, dont certains à sous-munitions, visant plusieurs zones en Israël, ce qui a entraîné quatre blessés à Bnei Brak, dans le centre du pays, selon la chaîne israélienne Channel 12. Celle-ci a précisé que les attaques dans la ville ont causé des dommages à des véhicules et au réseau d’eau, provoquant d’importantes fuites. De telles attaques soulèvent, au sein de l’État hébreu, des interrogations quant à la capacité du système Dôme de fer à intercepter l’ensemble des projectiles, en particulier lorsqu’ils sont lancés de manière simultanée.
De son côté, le Hezbollah a annoncé jeudi avoir mené douze attaques à l’aide de roquettes et d’obus, visant des colonies, des bases, des regroupements, des forces et des véhicules militaires israéliens, jusqu’à 04h00 GMT. Dans des communiqués successifs, le mouvement a indiqué que ces attaques intervenaient « en défense du Liban et de son peuple », alors que l’offensive israélienne contre le pays se poursuit depuis le 2 mars dernier.
Les opérations ont inclus le ciblage de dix regroupements de forces et de véhicules israéliens à l’aide de roquettes et d’artillerie dans plusieurs localités du sud du Liban, notamment Rachaf, Qantara et Aïnata (à trois reprises), ainsi que dans le nord d’Israël : la colonie de Malkia (à trois reprises), Metula et Yir’on.
Le Hezbollah a également annoncé avoir pris pour cible des infrastructures de l’armée israélienne dans la zone de Kiryat Ata, à l’est de la ville de Haïfa, par une salve de missiles. Il a ajouté que ses forces avaient aussi visé la colonie d’Even Menachem, dans le nord d’Israël, à l’aide d’un essaim de drones d’attaque.
Israël impose un black-out sur les résultats des attaques du Hezbollah, avec une censure des médias et des avertissements contre la publication d’images ou d’informations relatives aux pertes ou aux sites visés.
Selon des données officielles, l’offensive israélienne contre le Liban depuis le 2 mars a fait 1 318 morts et 3 935 blessés.
L’attaque élargie d’Israël contre le Liban s’inscrit dans le contexte des répercussions de la guerre qu’elle mène, aux côtés des États-Unis, contre l’Iran, allié du Hezbollah, depuis le 28 février, un conflit qui a fait des centaines de morts, dont le guide suprême Ali Khamenei.
Israël occupe des zones dans le sud du Liban, certaines depuis des décennies, d’autres depuis la dernière guerre entre octobre 2023 et novembre de l’année suivante.
Le président Trump a promis de poursuivre les frappes contre l’Iran « au cours des deux à trois prochaines semaines », soulignant que les principaux objectifs stratégiques de la guerre contre l’Iran « sont proches d’être atteints ».
