Les Sadristes mettent en garde contre l’instrumentalisation de leur nom dans les négociations de formation du gouvernement
Un responsable du courant sadrist met en garde contre le fait d’imputer au mouvement les conséquences d’un processus politique auquel il ne participe pas et qu’il ne soutient en aucune manière, en particulier à travers l’inclusion de personnalités qui lui ont été antérieurement affiliées.
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Le courant sadrist a réaffirmé sa position de refus catégorique de toute implication, directe ou indirecte, dans les discussions concernant la formation du prochain gouvernement irakien, avertissant contre des tentatives qu’il qualifie de « détournées » visant à associer son nom aux arrangements politiques en cours. Cette déclaration intervient alors que la scène politique irakienne traverse une période d’incertitude, notamment dans le cadre des consultations pour le choix du futur président du gouvernement, après le retrait de Mohammed Shiaa Al-Sudani de la course.
Saleh Mohammed Al-Iraqi, proche du leader du courant, Moqtada Al-Sadr, a révélé que des acteurs influents mènent des manœuvres destinées à créer l’impression d’un lien entre le courant sadrist et la future formation gouvernementale, en avançant des noms de personnalités qui avaient été affiliées au mouvement à des étapes antérieures. Il a qualifié ces tentatives de « dépassement inacceptable » et a averti contre l’attribution au courant des conséquences d’un processus politique auquel il ne prend pas part et qu’il ne cautionne pas.
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Al-Iraqi a souligné que la position du courant est ferme et claire, non sujette à interprétation. L’objectif de ces manœuvres serait de créer une impression publique erronée selon laquelle le prochain gouvernement bénéficierait d’un soutien sadriste, ce que le courant rejette catégoriquement, considérant cela comme une nouvelle forme de reproduction du « corruption politique » sous des méthodes renouvelées.
Cette montée des tensions survient alors que Moqtada Al-Sadr maintient sa décision de s’écarter du processus politique, une position inchangée depuis le retrait de son bloc parlementaire à l’été 2022, lorsqu’il avait appelé ses 73 députés à présenter leur démission, affirmant alors son refus de participer à un système de gouvernement qu’il qualifiait « d’incapable de réformer ». Le courant avait également boycotté les dernières élections législatives, malgré les pressions internes et externes pour le faire revenir.
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Al-Sadr conditionne toute éventuelle révision de sa position politique à un ensemble de critères stricts, dont la dissolution de toutes les factions armées, y compris celles affiliées au courant, le monopole de l’arme par l’État, ainsi que le lancement d’un processus sérieux de lutte contre la corruption et de réformes structurelles profondes dans le système politique.
Les proches du courant insistent sur le fait que le choix du retrait ne signifie pas une absence sur la scène politique, mais plutôt une transition vers un rôle différent, fondé sur la pression populaire et le refus des compromis politiques fermés, tout en soulignant que toute tentative d’associer le nom du courant à un accord ou de le présenter comme soutenu par lui sera strictement rejetée.
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Cette position coïncide avec des développements rapides au sein de la sphère politique chiite, après l’annonce du retrait de Sudani de la course à un second mandat, ce qui a rebattu les cartes de « l’Alliance de coordination » et ouvert la porte à des personnalités controversées, en tête desquelles Nouri Al-Maliki, un scénario que des observateurs estiment susceptible de complexifier davantage la situation et d’accentuer les divisions.
Dans ce contexte, le courant sadrist semble déterminé à rester en dehors de l’équation de formation du gouvernement, refusant de prendre en charge un processus politique incompatible avec sa vision de la réforme, et affirmant que toute tentative de lier son nom au prochain gouvernement sera confrontée à une position ferme.
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