Les Frères musulmans se dérobent face à la détérioration de la situation à Taïz et rejettent la faute sur le gouvernement légitime… Détails
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Après que la province, considérée comme l’un de leurs bastions politiques et sécuritaires, soit devenue un foyer de protestations populaires contre la dégradation des conditions de vie et des services, la baisse du pouvoir d’achat due à l’augmentation des prix, ainsi que la faiblesse et l’irrégularité des salaires des fonctionnaires, la branche yéménite des Frères musulmans, représentée par le parti Al-Islah, s’est empressée de nier toute responsabilité quant à la détérioration de la situation dans la province de Taïz, située au sud-ouest du Yémen.
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Selon le journal londonien Al-Arab, le parti a imputé la responsabilité de la détérioration de la situation à Taïz à la direction politique du gouvernement légitime du Yémen, l’appelant, dans un communiqué, à prendre des mesures urgentes pour l’améliorer et l’avertissant des conséquences de la poursuite de cette crise.
Des observateurs des affaires yéménites, cités par Al-Arab, estiment que si Taïz, l’une des provinces les plus peuplées du pays, subit les conséquences de l’insécurité et de la crise économique et financière générale au Yémen, cela n’exonère pas le parti Al-Islah de sa responsabilité dans la situation actuelle. Ce parti a en effet joué un rôle majeur dans la gestion des affaires de la province ces dernières années, contribuant largement à la mauvaise administration et au gaspillage de ses ressources. Il a également été un facteur d’instabilité en attisant les conflits internes, ce qui a eu un impact négatif sur le fonctionnement des institutions locales et ralenti une économie autrefois dynamique et florissante.
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Les critiques du parti estiment que son refus d’assumer la responsabilité de la situation dans l’un de ses principaux bastions contredit ses critiques passées envers le Conseil de transition du Sud, qu’il a souvent accusé de pointer du doigt le gouvernement légitime yéménite pour justifier la détérioration de la situation à Aden et dans d’autres régions du Sud.
Des cercles proches d’Al-Islah ont fréquemment critiqué le Conseil de transition pour ses objections à la performance du gouvernement yéménite reconnu internationalement dans le sud du pays, l’accusant de vouloir à la fois participer au pouvoir et jouer le rôle d’opposant.
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Dans son communiqué publié mercredi par sa branche de Taïz, Al-Islah a appelé le Conseil présidentiel et le gouvernement à prendre des mesures urgentes pour améliorer la situation économique et stopper l’effondrement de la monnaie locale.
Le parti a également insisté sur la nécessité de trouver des solutions concrètes à la crise de subsistance qui frappe les citoyens, mettant en garde contre ses effets négatifs sur la stabilité sociale et la sécurité publique. Il a déclaré dans son communiqué, publié à l’approche du mois de Ramadan : « Taïz continue de résister depuis dix ans face aux milices houthis, faisant de lourds sacrifices pour la dignité et la patrie. »
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Al-Islah, qui occupe une place centrale au sein du gouvernement légitime yéménite et qui contrôle de facto la province de Marib, à l’est de la capitale Sanaa, ainsi qu’une grande partie de l’appareil sécuritaire à Taïz, a exploité la grave crise financière et sociale ainsi que l’effondrement des services publics, notamment à Aden, comme un outil de propagande contre le Conseil de transition du Sud, en utilisant les puissants médias affiliés aux Frères musulmans.
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