Grand Maghreb

Les Frères musulmans de Libye incitent à porter les armes contre les solutions pacifiques


Les réseaux sociaux ont récemment relancé les déclarations de l’ex-mufti de Libye, Sadek Al-Ghariani, et du dirigeant des Frères musulmans, Mohamed Margham, appelant à la prise des armes contre la mission des Nations Unies et l’armée libyenne. Ils estiment qu’ils révèlent ainsi leur véritable nature criminelle et rejettent toute solution pacifique ou négociation qui pourrait mettre fin à la crise politique qui dure depuis de nombreuses années.

Il y a quelques jours, l’ex-mufti de Libye, Sadek Al-Ghariani, a attaqué la mission des Nations Unies en Libye, appelant à l’usage des armes contre elle, lors de son apparition dans l’émission « L’Islam et la vie » diffusée sur la chaîne (Al-Tanasuh), affiliée aux Frères musulmans.

Le site local (Al-Sa’a 24) a rapporté que Al-Ghariani a déclaré : « La communauté internationale contrôle la Libye à travers la mission de l’ONU en raison de la négligence de ceux qui portent les armes et n’accomplissent pas leur devoir. » Il a insisté sur le fait que « tous ceux qui tiennent à leur pays ne doivent pas répondre aux appels de la mission. »

Il a qualifié la commission consultative de la mission des Nations Unies de « dernier projet de chaos », ajoutant que ses membres sont « des personnes incompétentes, issues des pires milieux », considérant que « les projets de l’ONU ne servent qu’à déstabiliser le pays. »

La position de Mohamed Margham, membre des Frères musulmans et représentant de ce groupe au précédent Congrès national, rejoint celle du guide spirituel des Frères musulmans libyens, Sadek Al-Ghariani, qui a incité à plusieurs reprises à prendre les armes et à refuser la réconciliation nationale et les solutions pacifiques.

Margham a rejeté la réconciliation et le dialogue avec le commandant de l’armée libyenne, le maréchal Khalifa Haftar, considérant cela comme une violation de nombreux interdits. Il a appelé à suivre l’exemple des factions syriennes qui ont pris les armes et ont finalement réussi à renverser le régime du président syrien Bachar al-Assad, selon (Middle East Online).

Ce n’est pas la première fois que Margham incite à la violence et à l’usage des armes contre les forces de l’armée libyenne sous le commandement du maréchal Khalifa Haftar. Il a déjà appelé le Premier ministre du gouvernement d’unité nationale déchu, Abdelhamid Dbeibah, à établir des contacts avec le nouveau leadership syrien et le leader de facto de la Syrie, Ahmed Al-Charaa, anciennement connu sous le nom de (Al-Joulani), le chef de Hayat Tahrir al-Sham, groupe islamiste radical. Il a suggéré de tirer parti de cette expérience, considérant ce groupe comme « le plus important allié pouvant soutenir le processus de construction de l’État libyen moderne » dans divers domaines, y compris économique, politique, culturel, éducatif et sécuritaire, selon le journal libyen (Al-‘Anwan).

Alors que les Frères musulmans de Libye continuent d’inciter à la violence et au chaos, aucune issue ne semble se profiler à l’horizon pour la crise libyenne, qui stagne depuis plusieurs années, en raison de la persistance du clivage politique et de l’absence d’une solution consensuelle pour organiser des élections nationales.

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