L'Europe

Les Frères musulmans dans les universités britanniques : des foyers d’extrémisme sous couvert d’organisations étudiantes


Un rapport de la chaîne d’information britannique GB News a mis en garde contre la montée des inquiétudes au sein des milieux politiques et sécuritaires concernant l’infiltration des Frères musulmans dans les universités, par le biais des activités étudiantes, contribuant ainsi à alimenter un discours extrémiste auprès des jeunes.

Selon le rapport, le mouvement utilise des organisations étudiantes comme des façades organisationnelles pour accueillir des intervenants extrémistes sur les campus universitaires, lors d’événements et de conférences perçus comme faisant la promotion d’idéologies radicales. Cette stratégie exploite les espaces ouverts offerts par les universités au nom de la liberté d’expression et du pluralisme intellectuel.

Le rapport souligne que les Frères musulmans, qui arborent le slogan « l’islam est la solution », cherchent, conformément à leurs écrits doctrinaux, à instaurer des systèmes de gouvernance fondés sur leur interprétation radicale de la charia, ce qui les place en opposition directe avec les valeurs démocratiques et laïques sur lesquelles repose l’État britannique.

GB News est également revenue sur l’enquête gouvernementale menée par le Royaume-Uni en 2014 sur les activités du mouvement, sous la supervision de Sir John Jenkins, ancien ambassadeur britannique, laquelle avait conclu que les croyances des Frères musulmans n’étaient pas compatibles avec les valeurs britanniques, sans toutefois recommander leur interdiction officielle à l’époque, faute de preuves juridiques suffisantes.

Une révision sans décision tranchée

Malgré le passage de plus d’une décennie depuis cette enquête, le rapport indique que le gouvernement britannique actuel, dirigé par Keir Starmer, a confirmé l’an dernier que le dossier des Frères musulmans faisait toujours l’objet d’un « examen approfondi », sans qu’aucune décision définitive d’interdiction n’ait été prise, laissant ainsi le débat politique et sécuritaire ouvert quant à la nature de leurs activités dans le pays.

Dans le même contexte, le rapport s’appuie sur des chiffres officiels révélant une inquiétude croissante au sein des établissements d’enseignement. Au cours de l’année universitaire 2023-2024, 70 étudiants universitaires ont été signalés en vue d’une éventuelle orientation vers le programme gouvernemental Prevent de lutte contre l’extrémisme, en raison de préoccupations liées à l’extrémisme islamiste.

Ces cas représentent, selon le rapport, près du double du nombre d’orientations enregistrées durant l’année universitaire précédente, au sein d’une population universitaire comptant environ trois millions d’étudiants, ce que la chaîne considère comme un indicateur préoccupant de l’extension du phénomène dans les universités.

Le rapport précise que la multiplication de ces indicateurs a ravivé les appels politiques en faveur d’une position plus ferme à l’égard des Frères musulmans, considérés comme un mouvement accusé de diffuser un discours idéologique radical, tout en soulignant la nécessité de limiter leur capacité d’action au sein des institutions éducatives.

GB News conclut son rapport en avertissant que la poursuite de l’hésitation dans la gestion des activités du mouvement au sein des universités pourrait lui permettre d’ancrer une présence durable dans l’environnement académique, constituant ainsi une menace pour les valeurs démocratiques et la cohésion sociale au Royaume-Uni, en particulier parmi les jeunes générations.

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