Les frappes américaines au Venezuela et l’arrestation de Maduro : soutien, condamnations et propositions de médiation internationale
L’annonce par les États-Unis de frappes militaires au Venezuela, accompagnée de l’arrestation du président Nicolás Maduro et de son transfert hors du pays, a suscité une large vague de réactions internationales, allant de la condamnation explicite aux appels à la retenue et à l’ouverture d’une voie diplomatique pour éviter l’escalade.
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Russie
Le ministère russe des Affaires étrangères a exprimé une vive inquiétude concernant les rapports faisant état du déplacement forcé de Maduro et de son épouse hors du Venezuela, qualifiant l’opération, si elle est confirmée, de « violation inacceptable de la souveraineté d’un État indépendant ».
Moscou a appelé à une clarification immédiate des circonstances de l’opération, estimant que ce qui s’est passé constitue un acte agressif armé nécessitant condamnation et qu’il viole les principes du droit international et de la Charte des Nations Unies.
Le ministère russe a souligné la nécessité de prévenir toute escalade supplémentaire, insistant sur le fait que l’Amérique latine doit rester « une zone de paix », tout en soutenant l’appel du Venezuela à convoquer une réunion urgente du Conseil de sécurité de l’ONU.
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Cuba
Cuba a vivement dénoncé l’attaque américaine, la qualifiant de « criminelle », accusant Washington de pratiquer le « terrorisme d’État » contre le peuple vénézuélien.
La Havane a appelé la communauté internationale à une réaction immédiate, avertissant que l’opération constitue une attaque grave contre un État situé dans une région qui s’est déclarée « zone de paix ».
Iran
Le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a déclaré que faire face à ce qu’il a qualifié de tentative d’imposer la volonté par la force nécessite « constance et résistance avec courage ».
Il a affirmé que s’opposer à ce qu’il a décrit comme « l’ennemi arrogant » est le moyen de préserver la souveraineté et l’indépendance des États.
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Espagne
L’Espagne a proposé de jouer un rôle de médiateur pour parvenir à une « solution négociée et pacifique » à la crise, appelant à la désescalade et à la retenue.
Le ministère espagnol des Affaires étrangères a confirmé la disposition de Madrid à fournir ses bons offices, précisant que le pays ne reconnaît pas les résultats des élections vénézuéliennes de 2024 et a accueilli des dizaines de milliers de Vénézuéliens ayant quitté leur pays pour des raisons politiques.
Union européenne
La responsable de la politique étrangère de l’UE, Kaya Kallas, a appelé à la retenue et au respect des principes du droit international et de la Charte des Nations Unies, à la suite d’un entretien téléphonique avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio.
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Elle a souligné que l’Union européenne doute de la légitimité démocratique de Maduro, tout en insistant sur la priorité de protéger les civils et la sécurité des ressortissants de ses États au Venezuela.
Positions régionales et asiatiques
La Première ministre de Trinité-et-Tobago, Kamla Persad-Bissessar, a déclaré que son pays n’a participé à aucune opération militaire contre le Venezuela, confirmant le maintien de relations pacifiques avec le peuple vénézuélien.
De son côté, l’Indonésie a appelé toutes les parties à stopper l’escalade et à privilégier le dialogue et les solutions pacifiques, en insistant sur le respect du droit international et la protection des civils.
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Division internationale croissante
Ces positions reflètent un fort clivage international sur les événements au Venezuela, entre des pays considérant l’opération comme une violation flagrante de la souveraineté et une menace pour la stabilité régionale, et d’autres centrant leur attention sur la légitimité de Maduro, avec un consensus relatif sur la nécessité d’éviter une escalade pouvant déboucher sur un conflit plus large menaçant la sécurité de l’Amérique latine et la paix internationale.
