Politique

Les forces civiles soudanaises refusent d’envahir le processus politique par de faux éléments


Les forces politiques civiles soudanaises, signataires de l’accord-cadre avec les chefs de l’armée, ont refusé d’inonder le processus politique de ceux qu’elles ont qualifiés de « forces irrégulières », en approuvant un plan pour la phase préalable à la signature, dans l’espoir de mettre un terme à la crise politique.

Les forces civiles comprennent la Déclaration sur la liberté et le changement (Conseil central), le Parti fédéral d’origine, l’Assemblée populaire et la Communauté des supporters sunnites.

Les forces civiles signataires de l’Accord-cadre ont publié une déclaration conjointe samedi après-midi dans laquelle elles ont affirmé que « les parties à l’Accord-cadre sont une cause qui a déjà été réglée » et ont souligné que « toutes les tentatives visant à couler le processus par des forces irréalistes ont été rejetées ».

Il a renouvelé l’appel lancé aux forces de la lutte armée signataires de l’Accord de Djouba et aux forces de la révolution qui n’avaient pas signé l’Accord-cadre pour qu’elles participent de manière égale à la deuxième phase du processus politique afin de parvenir ensemble à un accord final qui mette fin à la crise politique dans le pays africain.

La déclaration soulignait que les forces civiles signataires de l’Accord-cadre travaillaient collectivement, dans un esprit de concertation et de coordination étroite, pour mener à bien les étapes de la deuxième phase de l’Accord final, en vertu duquel les dispositions constitutionnelles de transition seraient arrêtées et les institutions d’une autorité civile totale seraient établies dès que possible, dans le cadre d’un processus global.

Les Forces ont souligné que l’Accord-cadre constituait un pas important sur la voie du rétablissement de la transition civile et démocratique, en notant qu’il reflétait de manière significative les principales revendications de la population, à savoir la mise en place d’une autorité civile pleinement responsable de la transition démocratique, la désolidarisation totale de l’armée de la politique, une réforme de la sécurité et de l’armée conduisant une armée professionnelle et nationale, une justice et une justice transitionnelles équitables pour les victimes, la responsabilisation des auteurs de crimes et la tenue d’élections libres et régulières.

Le 5 décembre, l’armée soudanaise a signé un accord avec les forces civiles, ouvrant la voie à la formation d’un gouvernement civil dirigé par un premier ministre civil, qui prendra les rênes du pouvoir pour une nouvelle période de transition de deux ans, ainsi que pour quelques réformes politiques et économiques, qui devraient être mises en œuvre durant la prochaine phase.

L’accord est intervenu quelques mois après l’annonce par le Président du Conseil de Souveraineté Abdel Fattah al-Burhan que l’armée s’éloignerait de la politique et laisserait la place à un accord sur un gouvernement civil, dont la sortie commencerait à voir le jour.

Selon les médias locaux, les forces civiles signataires de l’Accord ont élaboré un nouveau plan post-signature, qui prévoit des contacts locaux et régionaux, la création de comités de consultation des parties prenantes sur les questions reportées de l’Accord-cadre, l’organisation d’ateliers et de conférences pour expliquer l’Accord à toutes les forces révolutionnaires, ainsi qu’une série de visites dans cinq États influents de la région.

Le site Nabd Soudan a indiqué que l’Alliance pour la liberté et le changement avait désigné parmi ses membres des responsables chargés de présider les comités de consultation avec les parties prenantes sur les questions dont le règlement avait été reporté à une date postérieure à l’Accord-cadre.

Ces commissions se diversifient, l’une s’occupant de la paix et de la mise en œuvre de l’Accord de paix de Djouba, l’autre s’occupant des questions de sécurité et des questions militaires, tandis que l’autre dirige le démantèlement du régime du 30 juin et la quatrième mission de justice transitionnelle.

Les observateurs doutent que les signataires de l’Accord-cadre soient parvenus à résoudre la crise politique, à moins que les autres forces politiques n’aient été associées aux termes de l’Accord, qui considérait les dirigeants du Bloc démocratique, y compris les mouvements armés – notamment la Libération du Soudan, dirigée par Minni Arkou Minawi, la Justice et l’Égalité, et Djibril Ibrahim – comme secrètes.

Le mécanisme tripartite de l’Unitams, l’UA et l’IGAD ont tenu une réunion vendredi soir, la première du genre à s’intéresser à la liberté et au changement, le bloc démocratique qui rejette l’Accord-cadre.

Le site Soudan Tribune a fait état de sources de liberté et de changement (Bloc démocratique), indiquant qu’il avait informé le mécanisme tripartite de son désir de connaître les documents de l’Accord-cadre et le projet de constitution de transition élaboré par la Commission de gestion du barreau.

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