Le Conseil de transition du Sud : Aidarous Al-Zoubaidi supervise les opérations militaires depuis Aden
La position du Conseil de transition du Sud intervient en réponse à une déclaration saoudienne affirmant que Al-Zoubaidi aurait fui vers une destination inconnue.
Le Conseil de transition du Sud au Yémen a indiqué, mercredi, que son président Aidarous Al-Zoubaidi se trouvait à Aden, où il supervise les opérations militaires et sécuritaires dans la ville. Cette annonce intervient en réaction à une déclaration saoudienne évoquant sa fuite vers un lieu non identifié, alors que les Yéménites espèrent mettre fin aux tensions à travers la conférence prévue à Riyad entre les différentes parties.
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Plus tôt dans la journée de mercredi, la coalition arabe de soutien à la légitimité au Yémen, dirigée par l’Arabie saoudite, avait annoncé qu’Al-Zoubaidi « s’était enfui vers un endroit inconnu », tandis que le président du Conseil de leadership présidentiel, Rashad Al-Alimi, décidait de lui retirer son siège au sein du Conseil.
Le Conseil a toutefois répondu dans un communiqué en affirmant : « Le président, le commandant Aidarous Qassem Al-Zoubaidi poursuit ses fonctions depuis la capitale Aden, aux côtés de son peuple, suivant et supervisant directement le travail des institutions militaires, sécuritaires et civiles, de manière à garantir la stabilité de la situation sécuritaire, la continuité du fonctionnement des institutions de l’État et le maintien de la sécurité et de la stabilité dans la capitale Aden et le reste des provinces du Sud. »
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La coalition a confirmé qu’Al-Zoubaidi avait fui vers une destination inconnue et qu’il n’était pas monté à bord de l’avion prévu à destination de Riyad, où devaient avoir lieu des discussions pour traiter l’escalade dans l’est du pays.
La coalition a également souligné que ses forces, en coordination avec les forces gouvernementales légitimes et « Bouclier de la Patrie », avaient mené à l’aube des frappes préventives limitées afin d’entraver l’avancée des forces du Conseil de transition du Sud vers Al-Dhalea.
Al-Zoubaidi devait se rendre en Arabie saoudite quelques jours après l’annonce du gouvernement yéménite, qui avait demandé à Riyad d’accueillir un forum pour examiner la question du Sud.
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Dans son communiqué, le Conseil de transition du Sud a affirmé continuer à « interagir positivement et de manière responsable avec les différentes initiatives politiques et les efforts de dialogue », ajoutant que cette position découle de sa conviction que « le dialogue sérieux constitue la meilleure voie pour régler les questions justes, au premier rang desquelles la cause du peuple du Sud ».
Dans la nuit de mardi, une délégation du Conseil s’est rendue à la capitale saoudienne Riyad, sous la présidence du secrétaire général Abdelrahman Chaher Al-Soubaihi, accompagnée de plusieurs membres de la direction du Conseil.
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Le Conseil a expliqué que l’objectif de cette visite était de « participer à la conférence prévue concernant la cause du peuple du Sud, ce qui reflète son ouverture et sa disposition à interagir de manière constructive avec tout processus politique prenant en compte les aspirations et les droits légitimes du peuple du Sud ».
Cependant, il a rapidement exprimé sa profonde inquiétude « face à l’impossibilité d’établir un contact avec la délégation du Conseil arrivée à Riyad il y a quelques heures ».
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Depuis décembre dernier, les affrontements militaires et politiques se sont intensifiés entre, d’une part, le Conseil de transition du Sud, et d’autre part, le gouvernement et la coalition de soutien à la légitimité.
Au début du même mois, les forces du Conseil avaient pris le contrôle de l’Hadramaout et d’Al-Mahra, situées à la frontière sud de l’Arabie saoudite — deux provinces qui représentent ensemble près de la moitié de la superficie du Yémen (environ 555 000 km²) — avant de se retirer par la suite.
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