Le Conseil de la Paix se mobilise pour Gaza… L’Italie propose de former la police tandis que l’Europe observe
Dans le cadre des préparatifs du « Conseil de la Paix » lancé par le président américain Donald Trump, prévu cette semaine à Washington, une dynamique internationale s’accélère pour soutenir la stabilité dans la bande de Gaza, entre mesures sécuritaires et initiatives politiques visant la reconstruction.
Après l’annonce de l’Indonésie concernant sa disposition à contribuer jusqu’à 8 000 soldats au sein d’une force de maintien de la paix multinationale, si un mandat international clair définissant les missions et les conditions de déploiement était établi, une nouvelle initiative européenne a émergé, axée sur la dimension de sécurité civile dans le territoire.
Italie et formation de la police
Dans ce cadre, le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a déclaré lundi que son pays était prêt à former une nouvelle force de police à Gaza, ainsi qu’à renforcer la formation de la police palestinienne, dans le cadre de la contribution de Rome aux efforts de stabilisation au Moyen-Orient.
Lors d’une conférence de presse à Rome, Tajani a déclaré : « Nous sommes prêts à former une nouvelle force de police à Gaza, et nous sommes également disposés à former la force de police palestinienne », soulignant que son pays considère la mise en place d’institutions sécuritaires professionnelles comme une étape clé pour soutenir tout processus politique ou humanitaire à venir.
Le ministre italien a également indiqué que l’Italie était disposée à participer en tant qu’observateur à l’initiative du Conseil de la Paix, précisant que Rome avait été invitée à assister à la première réunion du Conseil à Washington.
Présence européenne en tant qu’observateur
La Commission européenne a de son côté annoncé que Dubravka Šuica, commissaire européenne pour les affaires méditerranéennes, se rendrait à Washington pour assister à la réunion du Conseil de la Paix en qualité d’observatrice.
Un porte-parole de la Commission a précisé que l’Union européenne « ne deviendra pas membre du Conseil de la Paix », mais qu’elle participera à la réunion en raison de « son engagement de longue date en faveur de l’application du cessez-le-feu à Gaza et de sa participation aux efforts internationaux de reconstruction et de relèvement après la guerre ».
L’Indonésie se prépare avec des troupes
Jakarta avait précédemment confirmé sa disposition à mobiliser jusqu’à 8 000 soldats pour une force multinationale de maintien de la paix pouvant compter jusqu’à 20 000 éléments, soulignant que tout déploiement dépendrait d’un accord international clair définissant le mandat et les zones d’opération.
Il a été précisé qu’aucun calendrier ni détails opérationnels n’avaient encore été fixés et que la décision finale serait soumise à l’approbation nationale et aux accords internationaux.
