Le commandant de l’armée libanaise au Pentagone : les doutes de l’automne se sont-ils dissipés ?
Le commandant de l’armée libanaise, le général Rudolf Heikal, a rencontré un haut responsable militaire au Pentagone, près de quatre mois après l’annulation d’une visite prévue à l’automne dernier.
À l’issue de son entretien avec Heikal au Pentagone, le président des chefs d’état-major interarmées américains, le général Dan Caine, a réaffirmé l’importance des relations de défense des États-Unis au Moyen-Orient, a indiqué un porte-parole jeudi.
Joseph Holstead, porte-parole de l’état-major interarmées, a précisé que le général Caine avait « réitéré l’importance des relations de défense solides des États-Unis au Moyen-Orient » après sa rencontre, mardi, avec le commandant de l’armée libanaise.
Heikal devait initialement se rendre à Washington en novembre 2025, mais la visite avait été annulée après que des responsables politiques et militaires américains ont annulé leurs rencontres avec lui quelques heures avant son départ du Liban, selon une source militaire citée à l’époque par l’Agence France-Presse.
Parmi ceux qui avaient annulé la rencontre figurait le sénateur républicain influent Lindsey Graham, qui avait alors critiqué dans un communiqué ce qu’il avait qualifié d’« efforts quasi inexistants de Heikal pour désarmer le Hezbollah ».
En janvier, l’armée libanaise a annoncé avoir achevé la première phase de son plan de désarmement du Hezbollah, couvrant la zone située au sud du pays entre le fleuve Litani et la frontière israélienne.
Conformément à l’accord de cessez-le-feu conclu fin novembre 2025, après près d’un an d’hostilités entre Israël et le Hezbollah, le mouvement soutenu par l’Iran est tenu de redéployer ses forces au nord du Litani et de démanteler son infrastructure militaire dans les zones évacuées, tandis que les forces israéliennes doivent se retirer du Liban.
Cependant, le Hezbollah a rejeté les appels à la remise de ses armes, tandis qu’Israël a poursuivi des frappes régulières sur le territoire libanais, affirmant viser des combattants et des installations du mouvement, tout en maintenant ses troupes sur cinq points à l’intérieur du territoire libanais et à proximité de la frontière, qu’elle considère comme stratégiques.
Le plan de l’armée libanaise se décline en cinq phases. La deuxième phase concerne la zone s’étendant du nord du fleuve Litani jusqu’au fleuve Awali, qui se jette au nord de Saïda, à environ soixante kilomètres de la frontière.
Le gouvernement est censé examiner cette deuxième phase du plan en février, avant d’en entamer la mise en œuvre.
