L’armée israélienne confrontée à une résistance violente dans la périphérie de Gaza

Des informations font état de la mort de soldats israéliens dans une embuscade à Hay al-Zaytoun, ce qui laisse penser que l’armée pourrait activer une mesure militaire exceptionnelle visant à empêcher la capture de soldats, même au prix de leur vie.
Dans la soirée de vendredi, les forces israéliennes ont lancé une offensive massive sur les environs de la ville de Gaza, alors que les rapports faisaient état de pertes humaines parmi l’armée, qui aurait vraisemblablement mis en œuvre le controversé « protocole Hannibal ».
Selon la chaîne hébraïque i24News, des affrontements violents ont éclaté dans la périphérie de Gaza, accompagnés de frappes aériennes et d’un bombardement d’artillerie intense, avec des avancées signalées des troupes israéliennes dans la zone.
Aucun détail supplémentaire n’a été fourni, mais ces informations coïncident avec des publications sur les réseaux sociaux d’activistes israéliens faisant état de plusieurs incidents sécuritaires « graves » dans le secteur, dont une embuscade à Hay al-Zaytoun, au sud-est de Gaza, zone cible d’une opération militaire israélienne depuis plusieurs semaines, sans confirmation officielle de l’armée ou des médias israéliens.
Des sources rapportent des inquiétudes croissantes au sein de l’élite politique israélienne concernant la possibilité que quatre soldats israéliens soient capturés par des factions palestiniennes. Il est probable que l’armée ait activé le « protocole Hannibal », permettant l’usage d’armes lourdes lorsqu’un soldat est capturé, afin d’empêcher les ravisseurs de quitter le site, même si cela met le captif en danger.
Des images diffusées à la télévision montrent une activité intense d’hélicoptères et des bombes éclairantes dans le ciel de Gaza, accompagnées de bruits d’affrontements, renforçant cette hypothèse. Aucune réaction immédiate n’a été émise par l’armée israélienne ni par les factions armées palestiniennes pour confirmer ou infirmer ces informations.
Ces développements interviennent quelques heures après les menaces d’Abu Ubaida, porte-parole des Brigades al-Qassam, branche militaire du Hamas, affirmant qu’Israël paiera le prix de son plan d’occupation de Gaza « avec le sang de ses soldats ».
Dans un communiqué sur Telegram, Abu Ubaida a déclaré : « Les plans criminels de l’ennemi pour occuper Gaza se retourneront contre sa direction politique et militaire, et son armée en paiera le prix avec le sang de ses soldats. Cela augmentera également les chances de nouvelles captures de soldats. »
Il a ajouté que « les prisonniers israéliens resteront avec nos combattants sur les lieux des affrontements, partageant les mêmes risques et conditions de vie ».
Abu Ubaida a affirmé que « toute information sur un prisonnier tué lors de l’agression sera publiée avec son nom, son image et la confirmation de sa mort ».
À plusieurs reprises, les Brigades al-Qassam ont accusé Israël d’avoir tué certains de ses prisonniers lors de frappes sur leurs lieux de détention, sans fournir de statistiques globales.
Israël estime qu’environ 50 soldats israéliens sont retenus à Gaza, dont 20 vivants, tandis que plus de 10 800 Palestiniens sont détenus dans des conditions sévères selon des rapports des droits humains.
Dans le cadre de l’escalade continue, l’armée israélienne a intensifié ses frappes dans les quartiers de Gaza dès le vendredi matin, déclarant certaines zones comme « zones de combat dangereuses » sans en ordonner l’évacuation.
Cette opération s’inscrit dans le cadre du plan israélien « Gideon Vehicles 2 », approuvé par le ministre de la Défense Yisrael Katz le 21 août, visant à occuper Gaza, attaquer la ville et neutraliser le Hamas, après plus de deux semaines d’opérations dans Hay al-Zaytoun et le quartier adjacent de Sabra.
Malgré la condamnation internationale croissante en raison de la famine dans le secteur assiégé, Israël a poursuivi sa stratégie, annonçant des cessez-le-feu tactiques de 10 heures par jour et l’ouverture de nouveaux corridors humanitaires à la fin juillet, après des restrictions strictes sur l’aide humanitaire pendant plusieurs mois.
La semaine dernière, le Integrated Food Security Phase Classification, observatoire mondial de la sécurité alimentaire, a signalé des conditions de famine à Gaza et dans les environs. Israël a rejeté ces conclusions.
Selon le ministère de la Santé de Gaza, cinq personnes, dont deux enfants, sont mortes de malnutrition et de faim dans les dernières 24 heures, portant le total des décès pour ces raisons à 322 depuis le début de la guerre.
Le conflit à Gaza a éclaté après l’attaque du Hamas contre le sud d’Israël le 7 octobre 2023, causant la mort de 1 219 personnes, majoritairement des civils, selon des données officielles israéliennes.
Les opérations israéliennes ont fait au moins 63 025 morts à Gaza, en grande majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé dirigé par le Hamas, chiffres considérés comme fiables par l’ONU.