La dernière chance pour l’Iran avant l’enfer de Trump… Des pourparlers pour une trêve de 45 jours
Des démarches iraniennes intensives et des contacts avec des médiateurs sont en cours afin de parvenir à un accord avec les États-Unis pour un cessez-le-feu de 45 jours, susceptible d’aboutir à la fin définitive de la guerre avant l’expiration de l’ultimatum du président américain Donald Trump, qui a menacé Téhéran de « l’enfer ».
Trump avait déclaré au journal The Wall Street Journal, dimanche, que le délai qu’il avait accordé à l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, sous peine de subir des attaques contre les infrastructures vitales, prend fin mardi soir.
Le site « Axios » a rapporté, citant quatre sources américaines, israéliennes et moyen-orientales bien informées, que l’Iran et un groupe de médiateurs de la région discutent des modalités d’un éventuel cessez-le-feu de 45 jours qui pourrait conduire à une fin permanente de la guerre, le qualifiant de « dernière chance » avant « l’enfer de Trump ».
Le rapport indique que les médiateurs discutent des termes d’un accord en deux phases, la première consistant en un cessez-le-feu potentiel de 45 jours durant lequel seraient menées des négociations en vue d’une fin permanente de la guerre.
Le rapport précise que la deuxième phase serait un accord sur la fin de la guerre.
Il ajoute qu’il serait possible de prolonger le cessez-le-feu si les négociations nécessitent davantage de temps.
Le média n’a pas été en mesure de vérifier l’exactitude des informations contenues dans le rapport. Ni la Maison-Blanche ni le département d’État américain n’avaient commenté l’affaire jusqu’à 4 h 25 GMT.
Les pourparlers s’effondrent
En Israël, des estimations prévoient l’effondrement des négociations américano-iraniennes, et l’armée israélienne se prépare à lancer d’importantes frappes visant notamment des installations énergétiques.
Le journal israélien « Maariv » a révélé que « le Premier ministre Benjamin Netanyahou a approuvé samedi soir une série d’objectifs liés aux infrastructures énergétiques en Iran ».
Il a ajouté : « Les estimations en Israël sont que Donald Trump donnera son feu vert ».
De son côté, la chaîne d’information israélienne « Channel 12 » a déclaré : « En Israël, les estimations dominantes indiquent que les négociations entre les États-Unis et l’Iran s’effondreront et n’atteindront pas un stade permettant d’annoncer un réel progrès, encore moins de parvenir à des ententes ».
Channel 12 a indiqué qu’« en Israël, on se prépare à l’effondrement des pourparlers, et l’on comprend que si cela se produit, une “fenêtre d’opportunité”, qualifiée par des responsables du niveau politique de “rare”, s’ouvrira, permettant d’attaquer des cibles majeures en Iran — des installations énergétiques et des infrastructures nationales ».
Elle a ajouté : « Les cibles concernées ont été présentées aux membres du cabinet de sécurité restreint, et elles ont été coordonnées conjointement entre Israël et les États-Unis ».
L’ultimatum de Trump
Le nouveau délai, à minuit dans la nuit de mardi à mercredi GMT, constitue un report d’une journée de l’ultimatum adressé par Trump à Téhéran, après qu’il a menacé de détruire les centrales électriques et les ponts du pays en l’absence d’accord.
Fin mars, le président américain avait prolongé l’ultimatum de dix jours, jusqu’au lundi 6 avril. Trump a fixé une série de conditions pour un accord avec l’Iran, notamment la réouverture du détroit d’Ormuz.
Dimanche, Trump a déclaré à la chaîne « Fox News » qu’il existait « une bonne chance » de parvenir à un accord avec l’Iran lundi.
Lors d’un entretien téléphonique avec un correspondant de Fox News, le président américain a affirmé : « Je pense qu’il y a une bonne chance demain, ils sont en train de négocier maintenant ». Il a averti que « s’ils ne parviennent pas rapidement à un accord, j’envisage sérieusement de tout détruire et de prendre le pétrole ».
Selon le président américain, les négociations ne portent plus sur la possession par l’Iran d’une arme nucléaire, Téhéran ayant, selon Trump, abandonné cette idée.
Trump a mené des entretiens téléphoniques avec plusieurs médias américains dimanche et, dans l’un d’eux avec The Wall Street Journal, il a renouvelé son appel à Téhéran pour rouvrir le détroit d’Ormuz.
Il a déclaré : « S’ils veulent le garder fermé, ils perdront chaque centrale énergétique et toute autre installation qu’ils possèdent dans le pays ».
Interrogé sur la date à laquelle il s’attendait à voir le conflit prendre fin, Trump a répondu : « Je vous le dirai bientôt ».
Il a ajouté : « Mais nous sommes dans une position extrêmement forte, et ce pays aura besoin de 20 ans pour se reconstruire, s’ils ont de la chance, s’il leur reste encore un pays ».
Trump a poursuivi : « Et s’ils ne font rien d’ici mardi soir, ils n’auront plus de centrales électriques, et il ne restera plus aucun pont debout ».
